LE PHILOSOPHE
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que l’Office de ces Meilleurs est d’introduire lesgens dans cette Assemblée , de leur marquer lesrangs, & d’y tenir lieu de Maîtres des Cérémo-nies.
Encore une fois, je somme les Savans de m’ac-corder leur secours pour l’exécution de cette Entre-prise. L’Assaire est trop importante pour m’encharger tout seul. Je les assure seulement que lesListes , qu’ils m’enverront, seront examinées avectoute l’impartialité possible, & que l’on donnerala derniere attention à celle qui fera dressée pourle Public.
En attendant que je reçoive d’eux ces Lumiè-res, je m'occuperai, comme je l’ai fait jusqu’ici,du soin d*indiquer aux Hommes le chemin qu’ilsdoivent tenir pour éviter ce qui est opposé à laRéputation, & aux Eloges ; je veux dire, le blâ-me , & les railleries. J’ai imaginé, pour cela ,rétablissement d’une Société charitable qui s’as.semblera tous les jours , & dont la juridictions’etendra fur la Ville, & fur les Faux - Bourgs.Elle écrira, selon l’exigence des cas, à tout le mon-de , pour avertir les gens amicablement Sc sansbruit, de se corriger de leurs défauts , afin queles intéressez puissent être instruits de ce que lessages pensent de leur conduite, avant que toutela Terre en soit informée ; bien entendu que íìles Personnes à qui l’on aura écrit, ne profitentpas de l’Avis, on imprimera les Lettres-, afin d’efisayer si la reprehenlîon publique ne produira pasplus d’effet que la Correction fraternelle. Je luisbien fâché de me voir dans l’obligation d’en ve-nir si tôt à cet Eclat, à l’égard de quelques Per-