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LE PHILOSOPHE
tilìté. On le voit dans le Mercure Galant , Scdans quantité d’autres ta vans Ouvrages, fans par-ler de la Chaire. II me prend envie d’en faireici un Essai. Suppose donc que j’eusse à parlerdu Roi de Suede , qui vient de passer le Boristhe-ve ■, je dirois, ” le Borijìhene est un grand Fleuve,,, & qui me rappelle le Danube & le Bjiin. Je„ ne faurois penser au Danube que je ne fasse„ mes Réflexions fur le Prince infortuné qui pos-„ fedoit depuis peu de si beaux Etats fur ses„ Bords, je veux parler de PElecteur de Bavière ,„ que nos dernieres Nouvelles disent s’ètre reti-,, ré de devant Mons. Mons est une des Villes„ les plus fortes, quoi qu’elle soit fans Citadelle,,, & les Places dont les Fortifications ne font,, pas complétés servent, à mon avis, de leçon„ aux Princes , pour leur apprendre que bien-„ loin d’ètre tout puissans , ils font exposés à„ tous les revers de la Fortune. Mais comme„ les Princes ne font point à couvert de setnbla-„ blés malheurs, les gens de Lettres doivent ê-„ tre préparés aux attaques des petits Ecrivains,„ & c’est ce qui m’oblige à finir ces Remarques,„ par la publication de deux Avertissemens dont,, la connoissance importe à tous ceux qui font„ logés au Faux-Bourg du Savoir.
jyautant que le Bgi de Suede a eh le malheurd?être blejfé au Talon , nous faisons defenfes à tous Fai-seurs d'Epigrammes , en quelque Langue, que ce soit ,dans nos deux Universités , de même qu’à tous autresPoètes, de quelque Clajse qu’ils puissent être, de par-ler à ce sujet , ni /-i’Achille, ni di la mort qu 1 il reçutpar une blessure semblable.
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