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Le philosophe nouvelliste / traduit de l'anglois de Mr. Steele, par A.D.L.C. suivant l'edition d'Amsterdam de 1735
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LE PHILOSOPHE

honte', qu’ayent cause' les rechutes , on retom-be dés le lendemain , ou plutôt on retombefans cesse. II ne me feroit que trop facile d’entrouver de íréquens & de nombreux Exetnplesdans ma Patrie. Les Etrangers ne s’en étmne-roient pas. Ils font tout accoutumes à se fairede nous ces idées. Mr. Gajsendi, lui-mème toutbon Epicurien qu’il étoit , a trouvé à propos des’en divertir (a) lors qu’il peint d’une façon siôomique, la frayeur qui saisit nos Savans à lavue d’un grand Verre d’Eau que Mr. De Peirefileur fit boire à la ronde, pour se vanger du Bo-cal de Vin que ces Messieurs lui avoient fait a-valer malgré lui , selon notre louable coutume.Mais ne laissons pas ce plaisir aux François. Jepuis trouver chez eux ce qu’il faut pour justifierma Thèse, & sans entasser mes preuves, autantqu’il me feroit aisé de le faire, je ne tirerai mesEclaircissemens historiques que d’un seul Hommedont la Mémoire n’est pas encore entièrement é-teinte à Paris. Je veux parler du fameux Chapel-le, intime Ami du célèbre & inimitable Molière.

(b) ” Le premier s’occupoit beaucoup plus de„ l’esprit & de l’enjouement, que du cœur & des,, affaires domestiques, quoique ce fût, à ce qtfon„ dit, un très-honnête Homme. C’étoit un de„ ces genies supérieurs & rejouïssans , que l’on,, annonçoit six mois avant que de pouvoir le,, donner pendant un repas. Quand il vouloit„ se réjouir à Hauteuil, où le Poète avoit une Mai-„ son, il y menoit des Convives pour lui tenic

„ tête

(a) In Vit. Peirescii.

(b) Ce Paragraphe & quelques-uns des fuivans sent ti-res de la Vie de Molière par Mr. de Grimarest.