NOUVELLISTE. Art. XXXÌT. 28Z
,, lui rendr evisite. Ce dernier, nommé Cbriflopbls„ F ésher, & Anglais de naissance, attendri de l’é-„ tat du Malade , se crut dans l’obligation de lui„ prescrire une Ordonnance à sa mode. Qu’efl ce-„ ci ? lui dit-il , mon cher , vous voilà tout épuisé ,„ Jans force fy sffls courage. Je ne vois fur votre,, Table que des Pyafraicbìjfins , fy que des Purgatifs.,, Les Médecins fe moquent de vous , fy vous êtes„ nu Homme mort f vous les écoutez davantage. Au„ lieu de toutes ces Drogues qui ne font qug vous ab-„ batre, fy que vous affaiblir, prenez moi de bons„ Fortifions pour rétablir vos Esprits. Il ríy en a ni„ de meilleur , ni de plus naturel que le Vin. Lais„ fez moi faire. Bientôt vous ríaurez plus besoin„ d’H IPPO C R A TE. II ordonne sur le champ,, au Valet de lui aller chercher du Vin de Cor-,, fe, & spécifié sur-tout qu’il soit de quatre Feuil-„ les. La Liqueur vient. VAnglais en goûte. II„ lui en verse un grand Verre. Lé Malade vui-„ de la Mesure , en demande une seconde, l'a-„ vale, & expire.
Quand on a sait une fois une expérience decette nature , -il n’y a pas moyen d’y revenir.La Leçon , utile pour les autres , est désormaisimpraticable pour la Personne qui l’a reçue. Lepauvre Hermicus ne sut pas en état d’en profiter.Peut-étre l'eût-il fait, s'il étoit ressuscité, fe n'o-ferois pourtant Paffirmer. Car enfin , de toutesles habitudes, celle, dont il s’agit à présent, està quelques égards , la moins traítable & la plusinvicible. Quelques maux de Tète & d’Estomacqu’on ait ressentis, quelques chagrins que l'on fesoit attirés, quelques sentimens de douleur & de
honte,