NOUVELLISTE. Art. XXXV. 307
„ force def raifonnemens que l’on fait, on dira„ pourtant toujours à POrateur:
(a) „ Maie fi mandata loquaris ,
„ A ut dormitabo , aut ridebo.
), Si vous dites mal ce que vous avez à dire,„ on ne fera simplement attention qu’à la ma-„ niere dont vous parlez, & point du tout aux„ choses dont vous entretenez ^Assemblée. Ob-„ servons néanmoins, Monsieur, que comme une„ Action négligée fait languir l’Auditeur, une Ac-,, tien trop animée ne manque point de le cho-„ quer. Certaines gens s’imaginent à tort, avoir„ atteint à la perfection de. l’Art oratoire, lors-,, qu’ils ont pour tout avantage, une Voix for-,, te & bruyante, (b) Stentor doit être certaine-„ ment de ce nombre ; car autrement on ne„ comprendroit pas la raison de ses mouve-„ mens convulsifs quand il prêche Ne pourriez-,, vous point leur apprendre, à lui & à ses pa-„ reils, que des cris étourdissans ne forment point„ de sons agréables , & que personne n’aime à„ voir, dans la Chaire, un homme qui s'y dé-„ bat comme un Possédé. J 3 ai toujours cru (c)U 2 „ qu 3 un
(a) Si voits dites mal ce que vous avez à dire , je dor-mirai, ou je rirai.
(b) O11 doit se souvenir que ce Stentor est toujours leDr. Sacheverell , qui par ses prédications cherchoit à é-tnouvoir le Peuple, & à causer du trouble dans l’Etaf.
(c) Je' ne sai si pour plaire aiuf Toris, & pour mon-trer ['impartialité de ses jugemens, l’Auteur n’auroit pointIci en vue, le Dr. Burnet, Evêque de Salisbury , qui prê-
choit