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Le philosophe nouvelliste / traduit de l'anglois de Mr. Steele, par A.D.L.C. suivant l'edition d'Amsterdam de 1735
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LE PHILOSOPHE

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ARTICLE XXXVII.

Du Jeudi 22. ais Samedi 24. Sept. 1709.

De la Maison de W H I T E,le 23. Septembre.

A tâche, que je m’imposai , l’autre jour ,

de n’écrire que dans le siile d’Eloge, n’est

3 - . * J pas si facile qu’on le diroit. Depuis quej’in ai fait la promesse , il ne m’est guére venu<q-ae des mémoires d’un goût différent, & je n’en-tends parler que de Médians, ou de Sots. J’enferai donc réduit aux Réflexions générales fur lesSmtimens, & fur les Passions, & je dois éviterle détail ; bien entendu néanmoins que cela soitpaisible ; car dès aujourd’hui même la Lettre ,qpon va lire, me met dans la nécessité de medípartir de cette Maxime. II s’y agit d’une A-vinture trop touchante pour la supprimer. (a)"\ oici donc ce que l’on m’écrit.

A Londres 17. Sept.

„ Monsieur,

„ On a vû, avec plaisir, le dessein que vous, avez formé de nous faire connoître les Person-

,, nés

(a) Le but secret de la Lettre & des Réflexions qui la(ûvent est de caracte'riser l’Esprit du Despotisme. LesJroits du Pouvoir absolu sont toujours les mêmes, L 6î>us les Princes, qui s'en trouvent revêtus , ne sont pasc ;s Nerons, ce n’est pas qu’ils ne puissent l’étre, s’ils vcu-Jnt. Le grand Objet des Whigs est donc de faire envisa-fr de ce cóté-là le Gouvernement despotique, pour 1 *fndre odieux.