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LE PHILOSOPHE
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„ reté és rigueur, <&c. Ami, comme tu es un,, homme qui entend bien des choses, dis - moi,, je te prie , qui font ces Brebis langoureuses ,„ malades , rompues, dechajsées & perdues, dont le„ Prophète veut parler. Dis-moi aussi si cette„ Prophétie elt accomplie , ou s’il faut encore„ en attendre l’accomplissement; & tu obligeras„ celui qui bien qu’inconnu est ton Ami.
La matière est trop sacrée pour un Ecrit de lanature du mien. Cependant je ne vois pas letort que se seroient les Ecclésiastiques d’y faireleurs Réflexions, & de se bien persuader , qu’ilsdoivent rendre compte de tout ce qu’ils n’ont pasfait, quand il a été en leur pouvoir de le faire.A cet égard, j’oserai dire que (a) Favonìus est ex-posé à peu de reproches. Dans un siècle , oùles Véritez de la Religion font attaquées de millecôtés, & de la maniéré la plus insultante, il lesde le n d avec courage, sans s’étonner ni du nom-bre, ni du bruit des Ennemis. Par la soliditéde ses instructions, & par les bons exemples qu’ildonne, il préserve de l’Erreur tout le Troupeauqui est commis à ses foins. II visite les Maladesen homme qui se prépare lui-même à la Mort,& dans ses exhortations fur le mépris de la vie ,on sent une Ame , toute pleine d’une attente àvenir. Sa voix & sa conduite , toujours accom-modées aux circonstances, & toujours bien réglées,
font
(a) L’Auteur nous apprend lui-même dans la Préfacede son 4me. Volume, que Favonius est le Dr. Smalridge,mort Evêque de Bristol, si je ne me trompe. C’étoit unEcclésiastique de grand mérite; mais zélé Tori pour lesaffaires de l’Egiise.