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Le philosophe nouvelliste / traduit de l'anglois de Mr. Steele, par A.D.L.C. suivant l'edition d'Amsterdam de 1735
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Z22

LE PHILOSOPHE

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reté és rigueur, <&c. Ami, comme tu es un,, homme qui entend bien des choses, dis - moi,, je te prie , qui font ces Brebis langoureuses , malades , rompues, dechajsées & perdues, dont le Prophète veut parler. Dis-moi aussi si cette Prophétie elt accomplie , ou sil faut encore en attendre laccomplissement; & tu obligeras celui qui bien quinconnu est ton Ami.

La matière est trop sacrée pour un Ecrit de lanature du mien. Cependant je ne vois pas letort que se seroient les Ecclésiastiques dy faireleurs Réflexions, & de se bien persuader , quilsdoivent rendre compte de tout ce quils nont pasfait, quand il a été en leur pouvoir de le faire.A cet égard, joserai dire que (a) Favonìus est ex-posé à peu de reproches. Dans un siècle ,les Véritez de la Religion font attaquées de millecôtés, & de la maniéré la plus insultante, il lesde le n d avec courage, sans sétonner ni du nom-bre, ni du bruit des Ennemis. Par la soliditéde ses instructions, & par les bons exemples quildonne, il préserve de lErreur tout le Troupeauqui est commis à ses foins. II visite les Maladesen homme qui se prépare lui-même à la Mort,& dans ses exhortations fur le mépris de la vie ,on sent une Ame , toute pleine dune attente àvenir. Sa voix & sa conduite , toujours accom-modées aux circonstances, & toujours bien réglées,

font

(a) LAuteur nous apprend lui-même dans la Préfacede son 4me. Volume, que Favonius est le Dr. Smalridge,mort Evêque de Bristol, si je ne me trompe. Cétoit unEcclésiastique de grand mérite; mais zélé Tori pour lesaffaires de lEgiise.