NOUVELLISTE à XLL
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„ semlblent aux nôtres , & comme les Réflexi-„ ons nous y en montrent encore davantage, 11,, est naturel que l’on fe corrige par un prlnci-„ pe de honte. Des Censures directes n’opere-,, roient pas avec la mème efficace, & c’est par-„ là, Monsieur, que vous faites du bien à quan-„ tité de Personnes qui vous font parfaitement„ inconnues.
,, Quant au reproche qui vous est fait de des.,, cendre à des Objets trop bas pour la Satire,„ je ne le comprens pas. lime semble, pour„ moi, qu’il n’y a rien de si petit dans les Ac-,, tions humaines , qui le puisse être assez pour„ être au-dessous de la Censure, comme il n’y a„ rien qui doive être au-dessus. Le simple Ridi-„ cule ne le mérite pas moins par son imperti-,, nence, que les Vices grossiers par leur Carac-,, tère odieux. Prenons-en pour exemple les traits„ que vous avez lancés, si souvent , contre les„ Chevaliers d’Industrie. Peut-on dire que vous„ ayez prostitué votre Plume en vous abaissant„ jusqu’á eux ? Ces gens-là ne font pas moins de„ tort à l’Etat, que (a) Grog n’en vouloit faire,, par ses intelligences avec l’Etranger. Si ce der-„ nier en vouloit à notre Gouvernement, les,, premiers en veulent à nos Biens, & ces deux„ choses ne sont-elles pas inséparables, l’une nous„ étant inutile fans l’autre.
,, Mais,
(a) Ce Grog e'toit un des Commis de Mr. Robert Har-ley, ensuite Comte d’Oxford, dans la Secretairerie, Ildécouvrit à la Cour de France le Dessein fur Toulon , < 3 cfut exécuté pour ce Crime. Voy. Burnet, Hiít. de so»Tems, fur l’Ann, 1708. Pag. 4-6. L'd. Angl. Fol,