ZsO LE PHILOSOPHE
,, grands ménagements à l’égard des Personnes.„ Mais cela regarde-t-il vos Ouvrages? On pré-„ tend deviner cjue vous avez tel ou tel en vue.„ A force de conjectures, & à la faveur de quel-„ ques Rapports, on croit P entrevoir. N’y a-„ t-il donc qu’une feule Personne à qui la Pein-„ ture convienne? J’attendrois au moins à m’y„ reconnoître, qu’il n’y manquât que mon nom,„ & je ne m’en rapporterais pas au Public qui,, a la malice de me la donner, pendant qu’il„ pourrait la donner de même à mille autres. II„ est vrai que les Particuliers qui fe retrouvent„ dans ces Portraits généraux, soit en qualité de„ malhonnêtes gens, soit en celle de Ridicules,„ ne peuvent que baisser la vue , en les regar-„ dant. II est pourtant vrai auílì que Papplica-,, tion personnelle qu’ils s’en font ne doit pas,, vous être imputée , & qu’ils ont tort de pren-„ dre uniquement pour eux-mêmes ce que vous„ dites pour tout le monde. A qui fait-on in-,, justice, lorsque l’on n’attaque personne, & si„ certaines gens avertissent le Public qu’ils font„ les Originaux de vos Copies, est-ce de vous,„ ou plutôt n’est-ce pas d’eux-mêmes seuls que,, vient tout le mal dont ils peuvent se plaindre?
„ Je persiste donc dans mon Avis que l’on,, blâme, fans fondement, la Méthode que vous„ vous êtes tracée. Bien loin de rendre le vice„ plus hardi , je fuis persuadé qu’elle doit sou-,, vent produire un effet tout contraire. Tout„ en riant de l’Objet vague de la Satire , ou„ tout en le condamnant , il nous arrive , de,, sems en tems, d’y trouver des Traits qui ref-
„ sem-