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Je, laborieux, patiens , francs, ingénus, en-joués , aimant lá probité , d’un commerce aisé,& agréables dans la conversation. Les affairesd’Etat ne font pas de la compétence des hom-mes seuls, les femmes, les valets mêmes & lesservantes fe mêlent d’en raisonner & d’en juger.Pour la Satire les Hollandois surpassent toutesles autres nations. D’ailleurs on trpuve parmile bas peuple, & fur-tout parmi les matelots,dn langage aussi maussade, & des moeurs aussirustiques qu’il y en ait au monde.
Le Hollandois est naturellement phlegmati-que & lent à la colère ; mais dès que fa bileest échauffée, c’est un feu violent qui éclate, &qu’il n’elt pas facile d’éteindre fur le champ ;Cependant comme la colère est une fureur mo-mentanée , celle du Hollandois n’est pas nonplus de longue durée, & après Its faillies d’unepassion fougueuse son tempérament phlegmati-que reprend le dessus.
Les femmes de Hollande sont bien-faites,adroites, sociables , aimant la propreté jufqu’àl’excès, impérieuses & jalouses de leurs droitsdans les affaires du ménage. Quand un Iiol-landois s’émancipe à maltraiter fa femme, com-me plusieurs maris brutaux le font dans d’ati-tres païs, on fait bientôt mettre un frein à tesemportemens en le renfermant dans une maisonde discipline.
Ils ont une méthodeassés singulière deleverleurs enfans; Elle consiste à leur laisser une li-berté presque sans bornes : Leur principe est,qu’il faut que la nature fasse éclater , dans un
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