s
sZ8 De t Amérique. 1
que les Espagnols y ont transplantés, y crois-sent mieux que par tout ailleurs. Parmi les ex-cellentes plantes, qui y croissent, on y trouve laSarcepareille , dont la racine etì sudorifique, &propre pour purifier le sang. Le Quinquina , quiest l’écorce d’un arbre, à-peu-p.rès grand commeun cérifier. Cette écorce pulvérisée guérit les tfièvres intermittentes. De là vi ent, que les Espa-gnols rappellent Palo de Calent,ureu, c’est-à-dire,le bois des fièvres. On y trouve auíìì quantitéde belles couleurs, comme le sang de dragon, &la pierre d’azur, dont on’fait le bleu de ciel &Poutre-mer. Le baume du Pérou est d’ailleurstrès-fameux, quoiqu’on en trouve plus dans leMexique que dans ce Païs. Ce qu’il y a de très-particulier, c’est que les chevaux Européens n'ysauroient vivre, & qu’ils crèvent ordinairementau bout d’un an. Áu lieu de chevaux & d au-tres bêtes de charge, on se sert d’une espèce degrandes brebis, qu’on pourroit nommer avecraison des petits chameaux, parce quelles por-tent de très-pésantes charges.
4. Des Habitans Païens.
Les naturels de ce Païs étoient autrefois Bar- jbares , mais moins stupides & moins-sauvages ;que les habitans de l’Amérique Septentrionale. JPour preuve de cela nous rapporterons ici les dixLoix, que les Espagnols trouvèrent établies par-mi eux, lorsqu’ils y entrèrent. Ces Loix étoient !
1. due chaque ville est obligée, d’aflìster fidè-lement les autres; 2 . Que toute personne évitele luxe des habits & la dépense des grands re- ,
pas; j