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Tome premier. A - AKR.
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A. B E

gardecontinueîlement au travers de saxed’un tube très-délié , & qui feroit tou-jours parallèle n lui-méme suivant les di-rectinns A C, a c, Uc. il est évidentque Jï la vitesse dé lu lumière a un raf portcijjezsensible à la vitejse àe la terre , & quece rapport soit celui de B C à A B , alorsla particule delumiercquis’ctoit d’abordtrouvée à i’extrémité Cdu tube, coulerauniformément & lans trouver d’obstaclele long de saxe, à mesure que le tubeViendra à s’avaucer,puisque selon la sup-position on a toujours  B à 6 C commeeBàBc,&AaàCc comme ABàB C ;c’est-à-dire,quel’œil ayant parcouru fin-tervalle A a , la particule de lumière adû descendre uniformément jusqu’en c ,& par conséquent se trouvera dans letuyau qui est alors dans la situation a c.Bailleurs il estaisé devoir que si on don-noit au tube toute autre inclinaison, laparticule de lumière ne pourroit pluscimier le long de Taxe , mais trouveroitdès son entrée un obstacle à son passage ,parce qnd le point c où la particule de lu-mière arriveroit, ne se trouveroit pasalors dans le tuyau,qui ne servit plus pa-rallèle à â C. Or, parmi cette multitudeinnombrablede rayons que lancel’étoile&’ quivìennent tous parallèlement à BC,il s'en trouve allez de quoi fournir con-tinuellement de nouvelles particules quise succédant les unes aux antres à l’ex-trêmité du tube, consentie long de Taxe,& forment par conséquent un rayon sui-vant la direction AC. II est donc évidentque ce même rayon A Osera l’unique quiViendra frapper îsœil ; qui par consé-quent ne sa u roi t appercevoir i’étoile au-tfement que sous cette même direction.Maintenant li au lieu de ce tube on ima-gine autant de ligues droites ou de petitstubes extrêmement fins L déliés, que laprunelle de sceil peut admettre >se rayonsà la fois,le même raisonnement aura lieupour chaeun de ces tubes, que pour celuidont nous venons de parler. Donc l’ceilne sauroit recevoir aucun des rayons dePétoile que ceux qui paraîtront venirsuivant des directions parallèles à A C,&par conséquent Pétoile paraîtra en effetdans un lieu où elle n’est pas véritable-rient}c’est-à-dire, dans un lieu différentde celui où on l’airroit apperque, fi sceil«toit testé sise au point AjTente I<

À B E 8i

Cé qui confirme parfaitement feettëthéorie fi ingénieuse , & qui en porte íacertitude jusqu’à la démonstration , c’estque la vitesse que doit avoir la lumierëpour que sangle d 'aberration E C A soitrel que les observations le donnent* s'ac-corde parfaitement avec la vitesse de lalumière déterminée par M. Roémer d’a-près leS observations des satellites d e Ju-piter. Eu effet, imaginons ( Fig. 3r,j, ) que/> c soit égalau rayon de l’orbéannuel, sangle b c a est donné pat sob-servation de la plus grande aberrationpossible des étoiles ; savoir , de io n . Oit! fera donc , comme le rayon est à la tan-| gente de 20", ainsi c b est à lin quatrièmes| tÈrmé, qui fera la Váletir d ; la petite por-tion ab de sorbe terrestre, laquelle sétrouve excéder un peu iâ dixcmilliemêpartie de là moyenne distance A /?bu Aède la terre au soleil , púisqu’dse est 14ïo’ïî partie. C’estpourquoi la terre par-courant 360 degrés eu 363 jours + , & àproportion un arc de 37 degrés égalaurayon de l'drbìte* en 58 jours /â oit83709, il s’enstiit que lá 10313 partie déce dernier nombre , c’est-à-dire , 8^ /â «ou 8 ^ 7" \, sera le temps que la terre metà parcourir se petit espace ab, & le temsqtie la lumière met à à parcourir Pespacéb e égal cu rayon de sorbe annuel. OtM. Roémer a trouvé par les observationsdes satellites de Jupiter , que la lumierëdoit mettre en effet environ g 7" à venirdu soleil jusqu’à nous. V. LumierEìC’ eft pourquoi chacune des deux théo-ries de M. Roémer & de M. Bradlejfs’accordent adonner la même quantité,pour la vitesse avec laquelle la lumierëlé meut.

Au reste comme les directions qiiê soitregarde comme parallèles, b e* È C , o'it| bien á c, A C 11e se font pas en effet*maísconcourent au même point d u ciel * sa-voir à sétoisejE - , il s’ensuit qu’à mesuréqoe la terre avancera sûr lacircoiiférencëde son Orbite , sarc bù la petite tangenteri b qu’êlle décrit chaque jour veiiaut àchanger dé direction , ll cn sera de mêmëà ségard de !a ligne A C qui dans le coursd’une année entiere aura ún mouvement:conique autour de B Coii de AE, eiiforte que prolongée dans le ciel, son ex-trémité doit décrire un petit cercle áti-■ tatir du víai lieu qu’oecvpe sétoilcj Sè