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Tome premier. A - AKR.
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A B o ;

prétendent que les uns & les antres unisensemble avoient formé la nation desAborigènes. D’autres les font venir descontrées barbares plutôt que de la GrCce,& les prétendent originaires de Scythie;d’autres des Gaules; d’antres eníin disentque c’étoient les Cananéens que Josuéavoit chaises de leur pays. ( G )

ABORTÍF , adj. avorté , qui est venuavant terme, ou qui n'a point acquis laperfection , la maturité. Fruit abords,voyez AvORTEMENT ou ACCOUCHE-MENT , Aristolochiques &Ecbo-LIQUES. (Z)

Abqrtif , adj. pris subst, est un en-fant né avant terme. Dans le Droit civilUn abords, aussi - bien qu’un posthumevenu à terme rompt le testament par fanaissance. L. Uxoris , cap. de pofl hiered.Jnstit. (//)

Arortif , adj. , Médecine légale.Médicament abords , substances aborti-vcs , qui ont la propriété de faire avorterou de hâter Vaccouehement. VoyezAbirtolochiques U Ecboliques,Mat. Méi. & Avortement , M (A.I.ég.

* ABOUCOUCHOU , f. m. forte dedrap de laine qui fe fabrique en Langue-doc, en Provence , en Dauphiné , & quis’envoie au Levant par Marseille.

ABOUEMEXT , f. m. synonyme àarasement ; ils se disent l’un & l’autre desjoints des traverses avec les montans,&même des joints de tout autre assembla-ge , lorsque ces joints font affleurés ouaffleurent ( car affleurer chez les Artistesest actif, passif & neutre) & qu’unedes pieces n’excede point l'antre,en for-te quesil’onpassoit l’onglesur leur unionil ne seroit point arrêté. L'abattement deces joints est imperceptible. Voilà unabattement bien grossièrement fait.

* ABOUsiRI, adject. bois de mauvai-se venue, dont le tronc est tortueux,court & noueux. Voyez Rabougri.

ABOU HANIFA , Hift. Aes SeéíesRelig ., Fondateur d’une des principalessectes des Sonnites, étoit né à Cuffa, Vanquatre-vingt de í’hegíre. Les Arabes ap-pellent íes disciples, les fe dateurs de laraison ,parce que leur dogme fondamen-tal étoit de ne rien croire qui ne fût con-forme aux lumières naturelles ; au lieuqne les trois autres sectes Musulmanes

exigent de leurs disciples le sacrifice deleur raison , L une obéissance lans exa-men aux traditions & à l’au torité de leursdocteurs. llanifà, détaché de la terre,croyait n’y être descendu, que pour enrendre les habitons plus vertueux & pluséclairés.Ce fut pour remplir fa vocation,qu’i! fe consacra tout entier à Vétude &à la méditation de Valcoran.Sa conscien-ce délicate & la modération de {es désirsloi inspirerentdu dégoût pour f adminis-tration publique; & quoiqu'îl fût propreà tous les emplois, il ne fe crut pointassez de capacité pour eu remplir aucun.Le calife Almansor , instruit de la pure-té de ses mœurs & de l’étendue de ses lu-mières , crut devoir remise ses taiensutiles à la société : il le nomma cadi.H attifa , trompé par un faux fistême, neput consentir à quitter sa retraite , où iljouíssoit de la considération des hommesfans leur être utile. Sur le refus qn’il litil’accepter cette dignité, il fut conduitdans les prisons de Bagdat, où les pro-messes & les menaces ne purent ébranlerfa constance ni vaincre ses refus, saintemieux, disoit-il, être puni des hommes quede Dieu i réponse familière aux fanati-ques & aux enthousiastes,pour fe dispen-ser de sobéissance. Lorsqu’on lui deman-da les motifs de fa répugnance pour lesfonctions publiques : c'est , répondit-il,que personne ne voudra m'avoir pour juge,Jtjesttis assez généreux four n'écouter quela vérité ; U st je suis ajfez lâche pour lapallier ou la trahir , je me rendrai indignede présider t) la fortune de mes concitoyens.Sa détention le rendit plus cher à la mul-titude, incapable de distinguer Vhéiois-ms de l’opiniâtreté.Sa prison devint uneespece de sanctuaire , où l’on n'appro-choitqu’avecnn respect religieux, Hat.i-fa , heureux dans les fers , s’occupoit àméditer l’aleoran , qu’i! lut sept millefois. Ce fut dans l’Yrak que fa doctrineprit les plus grands accroissemens , &elle est aujourd’hui adoptée par tous lesTurcs & les Tartares. Ses décisions &lès maximes sont fi pures L'si judicieu-ses,que les sectes les plus amoureuses deleurs opinions ne les ont jamais frappéesd’anathêmes. Ce célébré docteur mou-rut Van cent cinquante de l’hegire.C T-n.j

AL OU QU £ MENT f lubs.-m. dans les