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seaux qui sabordent , soit en chassant surleurs ancres, soit à la voile.
K Si un vaisseau gui est à l’ancre dans
un port on ailleurs , vientàchafl'er&„ en aborder u» autre, & qu’en i'ahor-j, dant il lui cause quelque dommage,93 les intéressés le supporteront par moi-si tié.
“ Si deux vaisseaux fans voiles vien-,, nent à s ’aborder par hasard , le dommá-,j ge qu’ils se causeront se paiera par moi-„ tié : mais s’il y a de la faute d’un des pi-5, lotés,ou qu'il ait aWdéexprès,il paie.„ ra seul le dommage.” Ordonnance de laMarine iu mois d'Août i6gi , art. lo &j l, tit. vij. liv. 111 . ÇZ)
ÁbÒRDER , v. act. terme de Faucon-ticrie : lorsque la perdrix poussée pari'oi-seau gagne quelque buisson, on dit il fautaborder la remise fous U vent, afin queles chiens sentent mieux la perdrix dansle buisson.
ABORIGENES, Géogr. , nom quel’on donne quelquefois anx habitans pri-mitifs d’tin pays, ou à ceux qui en onttiré leur origine, par opposition aux co-lonies ou nouveaux habitans qui y fontvenus d’ailleurs. F. Coi.ONIE.
Le mot d'Aborigènes est fameux dansl’antiquité : quoiqu’on le prenne à pré-sent pour un nom appellatif, q’a été ce-pendant autrefois le nom propre d’uncertain peuple d’Itnlie ; l’étymologie dece nom est extrêmement disputée entreles fa vans.
Ces Aborigènes font la nation la pinsancienne que l’on sache qui ait habité leX/atium, ou ce qu’on appelle à présentJa campagne de Rome, campagne àì Rc-<ma.
Eu ce sens on distingue les Aborigènesdes Janigenes, qui,selon le faux Berofe,étoient établis dans le pays avant eux ;-des Sicules que ces Aborige:es chassè-rent ; des Grecs , de qui ils tiroïent leurorigine ; des Latins, dont ils prirent lenom après leur uni on avcc Enée L lesTroyens; St enfin des Ausoniens, desVolsques, des iEnotriens , & autres quihabitoient d’autres cantons du mêmepays.
On dispute fort polir savoir d’où vientle mot Aborigènes: s’il Faut le prendredans le sens que nous Pavons expliquéau commencement Ue cet article , ou s’il
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faut le faire venir par corruption A'aber-rigenes , errans; ou de ce qu’ils habi-toient les montagnes, ou de quelqu’au-tre étymologie.
S. Jerôme dit qu’on les appelîa ainfide ce qu’ils étoient absque origine, lespremiers habitans du pays après le délu-ge. Denys d’Halicarnasse dit que ce nomsignifie les fondateurs & lespremicrs pè-res de tous les habitans du pays.
D’autres croyent que la raison pour la-quelle ils furent ainfi appelles, est qu’ilsétoient Arcadiens d’origine, lesquels sedisoient enfans de la terre, & non issusd’aucun autre peuple.
Aurelius Victor, & après luiFestus,font venir Aborigènes par corruption d’a-herrìgenes , comme qui diroit errans , va-gabonds, St prétendent que le nom de Fé-lafgiens qu’on leur a aussi donné, a la mê-me origine , ce mot signifiant aussi er-ra nt.
Pausanias veut qu’ils aient été ainfiappelles doré oprêt, des montagnes qu’ilshabitoient. Ce qui semble être confirmépar le sentiment de Virgile, qui parlantde Saturne , le législateur de ce peuple,s’exprime ainsi :
Js genus indocile, ac dispersttm nionti-bus altis
Composait, legesqué dédit.
Les Aborigènes étoient on les ancienshabitans du pays qui y a voient été établispar Janus,! ce que quelques-uns préten-dent , ou par Saturne, ou par Cham . ouqnelqn’autre chef, peu de temps après ladispersion , ou même auparavant, selonle sentiment de quelques auteurs ; oubien c’étoit une colonie qne quelqti’au-tre nation y avoit envoyée, & qui ayant< bassé les anciens Sicules s’étal.lí en leurplace. Or il y a beaucoup de partage en-tre les auteurs touchant le nom de cette-nation primordiale : quelques-uns veu-lent que q’ait été des Arcadiens qui vin-rent en Italie en différens temps; les predmiers fous la conduite d’/Enotrus, filsde Lvcao-n , 450 ans avant la guerre deTtoie, & d’autres sons la conduited’Hercule : quelques autres font venircette colonie de Lacédémoniens qui quit-tèrent leur pays, rebutés par la sévéritéíln gouvernement de Lycurgue » & ils