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.íìcurs mots; que chaque lettre exprime Iun mot; les quatre premières, quatre Imots Hébreux ; les trois dernieres , troismots Grecs, de la maniéré suivante:
A signifie Ab , le pere.
B Ben, le fils.
R Rouacb, l’esprit.
A Acadosch , le saint.
S Soteria , le salut.
A Apo , par.
X Xulou , le bois.
Voilà abrasax bien orthodoxe & bienhonoré,puisqu'on y trouve distinctement.exprimées les trois personnes divines, &le salut acquis par la croix d u Rédemp-teur. II est ailé de réfuter çette idée deWendelin par deux raisons : la premiere,qu’iln’est pas naturel de former un mê-me mot de quatre mots Hébreux & detrois mots Grecs. Cette objection n’ellpas à la vérité suffisante; il y a d’autresexemples de ces mots bâtards: d’ailleursles Balìlidiens auroient pu désigner par-la l’union des deux peuples , des Hé-breux & des Grecs, dans la même église& dans la même foi. La seconde raisonparoi! plus forte : on dit que ces héréti-ques croyant que Simon le Cyrénéen futcrucifié à la place de Jelus-Chriít, & furcette revêtie , refusant de croire eu celuiqui a été crucifié , ils ne pouvoieut diieque le salut á été acquit pa> la croix. Lerafinement L la subtilité qui règnentdans cette opinion de Wendelin, con-tribuent à la détruire.
Le P.Hardouin a profité de la conjec-ture précédente.II veut que les trois pre-mières lettres du mot abrasax désignentle Pere, le Fils , & le Saint - Esprit ;mais il croît que ces quatre dernieres A.S. A. X. signifient olyTpo'iïaç crégwv cc>íojíjtAw, mots Grecs qui veulent dire/m-rvant let hommes par le saint bois. En sui-vant la même méthode , on a donné linsens fort pieux au mot abracadabra, donton a fait un remede contre la fièvre. Ony a trouvé , le Pere , le Fils, le saint-Esprìt , sauvant les hommes par le saintarbre. Le Pere, le Fils., lesuint-Esprit ,le Seigneur est unique. Voyez ABRACA-DABRA.
M.Basnage dans son Histoireies Juifs,tome 111 , part. 11 , pag. 700 , a proposé
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une autre hypothèse; „ Abraxas, dit-il,
„ tire son origine des Egyptiens,puisque„ l'onvoitun grand nombre d'amulettes,, lur lesquels est un Harpocrate assis fur„ son lotus, & le fouet à la main avec le„ mot duèí-íi/íia;”. Jufques-là cette con-jecture de M. Basnage est non seulementvraisemblable; elle est vraie & évidem-ment prouvée par le mot «ir<tcmfa&ra,qiiiest formé sur celui à’abrasax , & qui ré-pété plusieurs fois, & écrit fur du par-chemin en forme de pyramide renversée,paffoit pour un remede contre la fievre.La preuve que cette superstition venoitdes Payens,, c’est que le poète Serenusqui fut précepteur du jeune Gordien , &qui est le plus ancien auteur qui nousait parlé de ce prétendu remede , nepeut avoir fait profession du Christianis-me : mais ce qui confirme encore plussolidement le sentiment de M. Basnage',c’est le mot abpac.az en grec qu’onlitfort distinctement sur Pun des deux Ta-lismans qui ont été trouvés dans le x vnfiecte , & dont le cardinal Baronius nousa donné la figure dans le tome II desesAnnales , fous Vannée de Jésus - Christ:120: Vautre ett dans le cabinet de Sainte-Génevieve ; en voici l’inscription :
AB P AS A H AAÍ 2 NAT ÀAIMONÍLN-’AEHIAI. AINAMEIS <I>TAAHATE-OÏAElAN nAVAEINAN AlsO. slAN-T 02 . KAKOI. AAIMONOK;
c’cfl-à-dire , Abraxas Adonar, ou Sei-gneur des démons , bonnes Pnijfances ,préservez Uipie Paulìne de tout méchantdémon ; formule qui ressent fort le Pa-ganisme. Mais ce qu’ajoute M. Basnagen’est pas aulfi juste : “ Abraxas, conti-„ nue-t-il, est un mot barbare qui ne„ signifié rien , & dans lequel il ne faut„ chercher que des nombres. Les Bafi-„ lichens s’en lérvoient polir exprimer,, le Dieu Souverain qui a créé trois„ cents soixante &cinq cieux,& partagé, „ le cours du soleil en trois cents foixan-,, te & cinq joursOn a vu ci-dessusqu'Abraxas n’est point le 110m que lesBalìlidiens donnoient au Dieu Suprême;& nous allons montrer que ce termen’est pas un mot barbare & qui ne signi-fie rien.
Les recherches de M. de Beaufobre