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Tome premier. A - AKR.
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nous en Fourniront la preuve. “Je croîs,

„ dit ce savant, qu'Abruxas ou Abrisax„ esc composé de cieux mots grecs. Le„ premier eit a’Spcç qui a diverses fi-,, gnifications ; mais entr’autres , celle„ de beau, de magnifique. C’est une épi-„tliete ou un attribut du Dieu appelle„ ./»o, comme on le voit dans cet ora-„ cle d’Apolion de Claros rapporté parm Macrobc. Saturnul. lib. í. 17.

K?,ì'/J.XTÍ tíïv t Aitìfv , Aix sè ìlupcç

«PK5.UEU013 ,

HsAíîlí tìì 6ÇÍ1V , PA.ÍTX$Î>P 0 C cf£l’íofOV I’ko.

,! C’est-à-dire , Piuton présidefur l'hiver,

3) Jupiter fur le printemps , le'Soleil fur5 , l'été, U le beau Jao fur l'automne.

5, On traduit ordinairement mollis Jao,

3, ce qui ne veut pas dire une divinité„ molle Sc foible, mais une divinité qui„ fournit attx hommes toutes les délices,, de la vie,' & qui préside fur l’autom-„ ne, saison des vins & des fruits....3> A’ffpj; signifie aussi beau , majestueux ,superbe j de là vient lafu&Bi!» d’Eu-3, ripide, pour dire une démarche fuper-33 be , majejìueufe. ... Daus les vers que3, je viens d’alléguer , Jao est Baechus :3 í mais Baechus est le Soleil, comme„ Mncrobc l’a fait voir.... Quoi qn’il33 en soit, áëpò; est une épithete du So-3, leil. Le second mot grec dont abrufax33 est composé , est ou celui de Sao ,3)2Aíi, qui est souvent employé dans33 Homere , & qtii veut dire sauver ou33 guérir, on celui de Sa, 2 A, qui si-33 <gti\Yic salut,santé. Ainsi abrafix vau-33 droit dire à la lettre le beau, le inagni-,,/ùjUí' Sauveur , celui qui guérit les33 maux, N qui en préserve". Hift. duJUanichéïfme , tome JÏ. page

M. de Beausobre détaille ensuite fortau long les preuves qui établissent qu’n-brafaxoxi ce magnifique Sauveur , n’estautre qrie le Soleil. C’est pourquoi nousrenvoyons les lecteurs à l’ouvrage decet auteur. Cet article ejl en grande par-tie tiré des Mémoires de M. Formcy ,Historiographe de J Académie royale dePrujfe. (G \

ABREGE, f. , épitome , sommaire,précis, raccourci. Un abrégé <:& un dii-cottrs dans lequel on réduit en moins deparoles, la substance de ce qui est dit

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ailleurs plus au longji & plus en détail.

* “ Les critiques, dit M. Baillet, &

, T généralement tous les studieux qui„ font ordinairement les plus grands en-,, ntmis des abrégés, prétendent que la,, coutume de les faire ne s’est introduite„ que longtemps après ces siécles heu-„ reux où florissoient les Bellcs-Lettres„ Sc les Sciences parmi les Grecs & les,, Romains. C’tst à leurs avis un dc-s pre-,3 miers fruits de l’ignoranee & de la33 fainéantise, où !a barbarie a fait tom-33 ber ies (iecles qui ont suivi la déca-33 dence de l’empire. Les gens de lettres33 & les savans de ces siécles , disent-ils ,

33 ne cherchoient plus qn’à abréger leurs„ peines & leurs études,fur-tout dans la33 lecture des historiens, des philosophes,33 & des jurisconsultes, soit que ce sut3> le loisir , soit que ce fût le courage qui33 leur manquât. ”

Les abrégés peuvent, selon le mêmeauteur, se réduire à six espèces différen-tes : i°. les épitomes où l’on. a réduit lesauteurs, en gardant régulièrement leurspropres termes & les expressions deleurs originaux , mais en tâchant de ren-fermer tout leur sens en peu de mots;1°. les abrégés proprement dits , que lesabrévuteurs ont fait à leur mode , &dans le style qui leur étoit particulier;3°. les centons 011 rapfdies , qui fontdes compilations de divers morceaux;4°. les lieux communs ou clases fous les-quelles on a rangé les matières relativesà un même titre ; $°. les recueils faitspar certains lcépeurs pour leur utilitéparticulière, & accompagnés de remar-ques ; 6°. les extraits qui ne contien»nent que des lambeaux transcrits tondentiers dans les auteurs originaux, laplupart du teins fans fuite & fans liai-son les uns avec les antres.

“ Toutes ces maniérés d’abréger les„ auteurs, continue -1 - il , pouvoient„ avoir quelque utilité pour ceux qui-„ avoient pris la peine de les faire, &,,peut-être n’étoient-elles point entiérê-„ ment inutiles à ceux qui avoient lu,, les originaux. Mais ce petit avantage3, n’a rien de comparable à !a perte que,, la plupart de ces 'abrégés ont causée i»,, leurs auteurs, Sc n’a point dédomma--, gé la république des Lettres. ”

K n effet, en quel genre ces abrégé

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