A B R
Abrégé ou Abréviation , lors-qu’on veut écrire avec diligence,ou pourdiminuer le volume, ou en certains motsfaciles à deviner, on n’écrit pas tout aulong. Ainfi au lieu d’écrire Monsieur &Madame , on écrit Mr. ou M de . par abré-viation ou par abrégé. Aîníi les abrévia-tions [ont des lettres , notes, caractères,qui indiquent les antres lettres qu’il fautsuppléc-r. D. O. M. c’est-à-dire, Deo op-iiino, maximo. A. R. S. H. Anno repa-rata salutis humante. Au commencementdes épîtres Latines , on trouve souventS. P. D. c’est-à-dire, fdutem plurimamiicit. Aux inscriptions, D. F. C. c’est-à-dire, dàt, D-wrt, constcrat. SertoriusUriatus a fait une collection des expli-cations de notis Romanorum. ( p )
Abrégé, f.m. , partie de r orgue ; c’cstun assemblage de plusieurs rouleaux parle moyen dcsquels on répand & l'ontransmet l’action des touches du clavierdans une pins grande étendue.
ABREGER un fief,terme de Jurispru-dence féodale , synonyme à démembrer,mais qui sc dit singulièrement lorsque leseigneur permet à des gens de main-mor-tc de posséder des héritages qui en relè-vent. ,
ABREVIATEUR, adj. pris substanti-vement; c’est fauteur d'un abrégé. Jus-tin, abrévìateur de Trogue Pompée,nousa fait perdre l’onvrage de ce dernier. Onreproche aux ahrévìateurs des Transac-tions Philosophiques , d’avoir fait unchoix plutôtqu’uu abrégé, parce qn’ilsont passé plusieurs mémoires, par la feuleraison que ces mémoires n’étoient pas deleur goût. C F y
ABREVIATEUR,f.m. , terme de Chan-cellerie Romaine ; c’est le nom d'un offi-cier dont la fonction est de rédiger la mi-nute des bulles & des signatures. Oul’appelle abrévìateur, parce que ces mi-nutes sont Farcies d’abréviations.
II y en a de deux classes ; les uns qu’onappelle deparco majori (du grand blanc)à qui le régent de la chancellerie distri-bue lessuppliques, & qui font dresser laminute des bulles par des substitutsqu’ils ont sous eux, & ceux qu’on ap-pelle de parco mìnorì ( du second blanc)dont la fonction est de dresser les dispen-ses de marjage. (Ç)
* ABREVIATION, f. f. contraction
A B R t 19
d’un mot ou d’un passage qui se fait enretranchant quelques lettres, ou en subs-tituant à leur place des marques ou descaractères. Voyez Symbole Sf Apo-cope.
Ce mot est dérivé du latin brevis , quivient du grec Spot%c; , bref.
Les jurisconsultes, les médecins, Uc°.sc fervent fréquemment A'abréviatìoi 1 ,tant pour écrire avec plus de diligence,que pour donner à leurs écrits un airmystérieux.
Les rabbins sont ceux qui emploientle plus A’abréviations. On 11e fauroit lireleurs écrits qu’on ri’ait n ne explicationdes abréviations hébraïques. Les écri-vains Juifs St les copistes 11e se conten-tent pas de faire des abréviations commeles Grecs & les Latins, en retranchantquelques lettres 011 syllabes dans un mot;souvent ils 11’en mettent que la premierslettre. Ainsi T signifie Rabbi, Sc N signi-fie 3N , '331N , ou ION , selon l’endroitoù il sc trouve.
Ils prennent souvent les premieres let-tres de plusieurs mots de fuite , & en yajoutant des voyelles, ils font un motbarbare qui représente tous les motsdont il est i’abrégé. Ainsi Rabbi Schcle-moh J archi, en jargon d ’abréviations hé-braïques, s’appelle Rosi ; St Rabbi AlosesbenAlaïemomRambam.De méme N'SO.estmis pour J N N03' "sN2 , donum in
abdito evertit iram. Mcrcerus, David dePornis, Schindler, Buxtorf, & d'autres,ont donné des explications de ces sortesA'abréviations. La plus ample collectiondes abréviations romaines , est celle deSertorius Urfatus, qui est la fin des mar-bres d’Oxford. Sertoriì Urfati , equitis ,de notis Romanorum,commentarius .Dansf antiquité on nppelloit les abréviations,notes. On les nomme encoresoe mêmedans les anciennes inscriptions latines.(S)
Abréviations. Ce font des lettresinitiales ou des caractères dont se ser-vent les marchands , négociatiî, ban-quiers, & teneurs de livres , pour abré-ger certains termes de négoce , & rendreles écritures plus courtes.Voici les prin-cipales , avec leurs explications.
C. signifie Compte.
C. O. Compte ouvert
H 4