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Tome premier. A - AKR.
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emporte toute la nourriture nécessaireaux autres parties de ce végétai. (Jf )

ABSORPTION, f.s. dans VEconomieanimale, est une action dans laquelle lesorifices ouverts des vaisseaux pompentles liqueurs qui fe trouvent dans les cavi-tés du corps. Ejf. de la Société à'Edim-bourg .

Les extrémités de la veine ombilicalepompent les liqueurs par voie A'absorp-tion, de même que les vaisseaux lactéespompent le chy'e des intestins.

Ce mot vient du latin absorbere, absor-ber. (L )

§ ABSORPTION oîíRESORPTION,s. F. Physiologie , Economie animale.Nous entendons par ce terme la rentréedans la masse générale des humeurs,d’1111 liquide quelconque extravasé dansune cavité, 011 répandu dans l’athmof-phere.

II est assez étonnant que, sans injec-tion & fans expériences, Hippoerate,ou du moins un auteur très-ancien, dontles ouvrages ont été attribués au méde-cin de Cos, aitpueonnoître cette partiedu mouvement des humeurs, & qn’iî enait apperqu Puníversalité.

En efiet le corps animal a par-tout, &fans exception, des vaisseaux invisibles,occupés à attirer l’humeur épanchée, &à la rendre au sang. Suivons le détail deces chemins imperceptibles.

Les grandes cavités du has-v r entre, dcla poitrine, du péricarde, íbntperpétuel-lemcnt humectées d’une humeur fine,mais onctueuse, de l’espece lymphati-que , & qui généralement se fixe par lachaleur, & mieux encore parles espritsacides ou vineux rectifiés. Cette humeurdoit rentrer dans le sang ; fi elle n’y ren-trait pas, elle angmenteroit continuelle-ment de volume, & l’hydropiíìe scroitinévitable.

Elle rentre avec la même vitesse aveclaquelle elle est sortie du sang. Orn ainjecté dans les grandes cavités, del’ean: 011 a fermé la blessures? en peud’heures cette eau étoit disparue. Cesexpériences ont été vérifiées & multi-pliées.

Les ventricules du cerveau, la cavitécomprise entre le testicule & sa tuniquevaginale, les chambres dePœil, la cavitédn nez & celle de la bouche, les cavitésarticulaires contiennent une humeur va-

riée selon les exigences du corps animal;la résorption y régné comme dans lesgrandes cavités? & cette résorption dé-truite , l’hydropisie particulière fe for-me , dans chaque cavité , par l’accumu-lation des humeurs qui ne font pas re-pompées.

Le tissu cellulaire est plus considéra-ble que toutes ces cavités? il s’étenddans toutes les parties du corps animal :il est rempli par-tout, ou de cette mêmehumeur lymphatique, ou de graisse.Toutes ces liqueurs fe repompent &rentrent dans le sang. On volt des hom-mes & des animaux s’amaigrir, & per-dre une partie de leur poids, par laviolence del’exercice. par les fièvres,la petite-vérole, les effets du mercure;le meilleur embonpoint difparoît dansla phthisie, & ne laisse âpres lui qu’unsquelette. Le sang épanché dans la cel-lulosité, fe dissout & fe résorbe ? sou-vent même la matière des abcès feperd, fans que la peau ait été ouverte.L’hydropííie auafarqne fe guérit, lesmembres infiltrés d’une lymphe épan-chée , reprehnent leur état naturel, &les jambes redeviennent feches, la moellemême des os rentre dans le sang, &s’épuise dans les bœufs fatigués par unelongue marche.

11 y a plus? toutes les membranesrésorbent par leurs deux surfaces. On aseringue de l’eau entre la dure-mere &le crâne d’un anima! en vie? on a faitla même chose entre la dure-mere & cellequ’on continue à nommer pie ? on a misl’appareil nécessaire, & cette eau a dis-paru.

Lc poumon est cellulaire? il est sujetà une puissante résorption. Les vapeursempoisonnées, prises par le poumon, af-fectent les nerfs, & produisent les symp-tômes les plus funestes. Les maladiescontagieuses fe communiquent par la res-piration les animaux à cornes contrac-tent la pulmonic, en attirant Rôdeur dece qui fort des animaux malades. I.’o-deur respirée de la térébenthine passedans l’urine. La vapeur empestée d’unemultitude d’hommes renfermés dans unechambre peu aérée, produit les fièvresles plus meurtrières.

La peau résorbe évidemment le mercu-re dont on la frotte : clic pompe l’eaudes bains, & le poids du corps humain