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Tome premier. A - AKR.
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en prend de l'accroissement, malgré lasueur qui dissipe ses humeurs : on acru méme s’appercevoir que le nitre,que les parties les plus hues du kin-kina , dissoutes dans l’eau d’tin bain,rentroient dans le sang. L’humiditéd’un air chargé de vapeurs , s’imbibcpar la surface du corps animal & enaugmente le poids. Nous avons vu l’ar-seiìic appliqué à la peau d’un animal,produire sinflammation de l’estomac,effet ordinaire de ce poison. Les can-tharides, appliquées à la peau, enflam-ment l’uretre.

La résorption a lieu dans tous les or-ganes creux du corps humain, dont l’es-tomac, dans les intestins, dans la vési-cule d u fiel, la vessie urinaire.

La bile & surine retenues s’épaissis-sent, L deviennent d’nne áeretc extrê-me, parce que les parties aqueuses ontété repompées. L’eau & le chyle s'absor-bent dans les intestins. L'odeur du musc,de l’ail & de l’esprit-de-vin rentre dansles vaisseaux : l’humeur des ventriculesdu cerveau a été trouvée imprégnée deces odeurs.

Cette énumération fait voir que toutesles humeurs un peu atténuées, rentrentdans le sang par les vaisseaux de Vab-sorption} le sang même, mais réduit enIchor jaune ; la graisse, dans son état degraisse, puisqu’on l’a souvent vu surnagerdans les urines des personnes néphréti-ques on phthisiques, & qu'elle enduit lesexcrémens du cheval affecté par le grasfondu.

Les particules terreuses même & laterre du fer, entrent dans les vaisseauxlactées. L’àcrcté feule , portée à un cer-tain degré , paroi t exclure la résorption.I)elà vient la dissidence qu’on observedans les poisons tirés des végétaux &des animaux; ils font mortels, & furiechamp , quand ils peuvent atteindre im-médiatement le sang: ifs-deviennent iu-nocens, quand ils passent par les voies dela digestion. On fait que le poison de lavipere s’avale fans danger. On prend,en Suisse, le thorax, sons le nom dc ca-baret, pour purger & faire vomir ; aulieu que son suc arme une fléché d’unpoison mortel.

11 naos reste à déterminer les routes

ne prenneïit ces humeurs pour rentrer

ans le sang.

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Celles qui s’ossrcnt le plus naturelle-ment, ce font les veines ronges : ce fontelles , fans contredit, qui résorbent lesang épanché dans les cavités destinéesà cet usage, dans les parties de la gé-nération , dans le mamelon du sein ,dans la cellulofité de la gorge du dindon.C’est dans le sang des veines mésenteri-qnes, que passe la terre ferrugineuse r é-sorbéc.

L’expérience paroît étendre cette fonc-tion des veines fur toutes les résorp-tions. En effet, l’eau, & méme une li-queur plus épaisse, comme la colle depoisson & la graisse liquide , suinte detontes les veines du corps humain, &s’épnnche dans toutes les cavités quenous venons dénommer. II y a doue, deees cavités, une route très-courte quimene aux veines rouges. La graisse n’en-fileroit pas des vaisseaux qui seroientlongs ou d'une finesse extrême. Delà lesœdemes, l’hydropifle même , qui sur-viennent aux ligatures des veines, oubien aux tumeurs, qui, en comprimantles veines, gênent le retour de l'hnmeurrésorbée.

11 y auroit, dans cette hypothèse, desvaisseaux veineux pins fins que les vais-seaux ronges, qui pomperoient l’hnmeurépanchée, & dont l’antre extrémité s’oti-vriroit dans les veines ronges les plusvoisines.

Une autre voie par où les humeursépanchées dans la cellulofité, rentrentdans la masse du sang, ce font les vais-seaux lymphatiques. Nous les avonsremplis par les canaux galactophoresdu sein de la femme. Ils naifl'oient,non pas de la substance glanduleuseseule, mais de la graisse qui l’envi-ronne. On a remarqué que les vais-seaux lymphatiques résorbent particu-lièrement ce qui est épanché dans lacellulofité. On remplit une artère d’air,ou méme d’huile de térébenthine ; oufouie & presse entre le doigt la cellulo-sité, dans laquelle cette artère se rami-fie; alors , & non pas auparavant, oïlvolt cette liqueur palier dans les vais-seaux lymphatiques. L’expériencc s’eftfaite dans la rate, les glandes du mésen-tère & les testicules.

Ouest allé plus loin de nos jours : ona réservé aux vaisseaux lymphatiques larésorption des humeurs, & on a voulu