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Tome premier. A - AKR.
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métropole sur quelques provinces, audésavantage de Thellalonique. Les évê-ques Grecs de cette ville prennent au-jourd’hui le titre de métropolitains de laBulgarie, de la Servie , de l'Albanie,Nc. ( C. A.)

ACHROMATIQUE, adj.. Optique,mat tiré dii grec, & qui fígnifìeyìtní cou-leur. J’ai employé pour la premiere foisce terme dans mon Astronomie , & il aété adopté pour les lunettes , où l'oncorrige les iris, ou la différente réfran-gibilité des rayons, qui nuil’oit beaucoupà la perfection dis lunettes. La premieretrace de cette idée ingénieuse se trouvedans un mémoire du célébré M. Euler ,( Actid. de Berlin, tom. III.} Voici cequ’il en disoit en 1747. “ 11 est reeon-„ nu parmi les astronomes , que les,, verres objectifs, dont on se sertordi-„ nairement dans les lunettes , ont ce„ défaut, qu’ils produisent une infini-„ té de foyers, selon les différens de-„ grés de réfrangibilité des rayons. Les„ rayons rouges, souffrant la plus pe-„ tite réfraction en passant par le ver-„ re, forment leurs foyers à une plus„ grande distance du verre , que ies„ rayons violets, dont la réfraction est,, plus grande. De-lâ vient que fi la„ lumière, qui passe par le verre ob-„ jectif, est composée de plusieurs sor-„ tes de rayons , ce n’est plus dans„ un point que les rayons rompus se„ rassemblent , comme on le suppose„ communément dans l’optique ; mais,, le foyer sera étendu fur un espace„ qui sera (sautant plus considérable ,„ que le foyer sera plus éloigné du„ verre objectif.... M. Newton a„ dcja soupçonné que des objectifs com-„ posés de deux verres, dans l’eípace„ intermédiaire seroit rempli d’tau ,„ pourroient servir à perfectionner les„ lunettes , par rapport à l’aberration„ des rayons qu’ils souffrent à cause de„ la figure sphérique des verres. Mais il,, ne paroît pas qu’il eût l’idée que, par„ ce même moyen, il seroit possible de„ rétrécir l’espace par lequel les foyers„ des divers rayons se trouvent difper-„ sés. Or, il m’a paru d’abord très-pro-„ bable , qu’une certaine combinaison„ de différens corps transparens pour-„ roit être capable de remédier à cetin-„ eonvénient ; & je fuis persuadé que,

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„ dans nos yeux , les différentes humeurs„ s'y trouvent arrangées en forte qu’il,, n'en résulte aucune diffusion du foyer.„ C’est à mon avis un sujet tout nou-„ veau d’admirer la structure de l’œil ;„ car s’il n’avoit été question que de„ représenter ses images des objets, un„ seul corps transparent y auroit été„ suffisant , pourvu qu’il eut la figure,, convenable : mais pour rendre cet <>r-„ gane accompli, il y falloit employer„ plusieurs différents corps transparens ,„ leur donner la juste figure , & les„ joindre selon les réglés dc la plus fu-„ blime géométrie, pour que la diverse„ réfrangibilité des rayons ne troublât„ point les représentations. ” C’est ainsique la considération de ce qui se passedans nos yeux, conduisent M. Euler àchercher un moyen d’imiter la nature,& lui faifoit elpérer d’y parvenir parla combinaison des fluides entre deuxverres.

En conséquence , M. Euler cherchales dimensions des objectifs formés deverre & d’eau , de maniéré à pouvoirimiter la combinaison qui se fait natu-rellement dans l’œil ; mais toutes lesressources de la plus profonde géométriene pouvoient compenser ce qui manquoitalors à nos couuoissances, par rapportà 1 effet des différentes substances, pourla dispersion des rayons colorés. Les lu-nettes qui furent exécutées fur ces prin-cipes , ne réussirent point.

Dès que le mémoire de M- Euler pa-rut, feu M. Dcllond le pere, célébréopticien de Londres, voulut en tirer par-ti ; mais il crut reconnoitre que fa théo-rie ne s'accordoit çomt avec celle deNewton , ni avec f es expériences , &l’on ne juroit en Angleterre que parNewton. On disputa quelque temps surcette matière ; mais en 17;;, M. Klin-genstierna fit remettre à M. Dollond unécrit qui le forqa de douter de l’expé-rience de Newton, qu’il avoit si long-temps opposée à M. Euler. Dans cetécrit, qui fut communiqué en 1761 à M.Clairant, par M. Ferner, digne collè-gue de M. Klingenftierna , l’expériencede Newton n’est attaquée que par la mé-taphysique & la géométrie , mais c’esten suivant une route qui montre au pre-mier coup d’œil la légitimité de sillageque fauteur en a fait.