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C’est: ainsi que le minium détruit IVcidité de l’esprit de vinaigre ; la pierre«laminaire, celle de l’esprit de sel, &c.Voyez Absorbant, & c . (M)
ADICULE’, adject., Pharmacie , c’esten général tout ce à quoi l’on a mêléquelque suc acide, afïn de rendre d’ungoût agréable certaines liqueurs rafraî-chissantes , comme la limonnade , leseaux de groseille, de verjus, les sucs deherbe ris, les teintures de roses où l’ona ajouté quelques gouttes d'esprit devitriol jusqu’à une agréable acidité ;les esprits minéraux dulcifiés par l’es-prit-de-vin, doivent trouver ici leurplace, tels que l’esprit de vitriol, de ni-tre , & de sel marin. Voyez Acide.(AO
Ce nom convient auffi aux eaux miné-rales froides. On les a ainsi nomméespour les distinguer des thermales, quifont les eaux chaudes.
* ACIERIE, f.s-, Métallurgie, c’estl'usine où l’on transporte les plaques defer fondu au sortir de la fonte ou forge,pour y continuer le travail qui doitles transformer eu acier, soit naturel,soit artificiel. Voyez pour le détail deces opérations, Acier.
* ACIER , f. m. Entend ., Scienc. delaNat. Chym. Métaliurg. Ce mot, selonMénage, vient d 'aciarium, dont les Ita-liens ont fait accia.ro , & les Espagnolsazero : mais cwiarinm , acciaro , & azero ,viennent tous d'acies, dont Pline s’estservi pour le mot chalybs. Les Latinsl’appelloient chalybs, parce que le pre-mier acier qui ait été en réputation par-mi eux venoit, dit-on, d’Êípagne , où51 y avoit un fleuve nommé chalybs , dontï’eau étoit la plus propre que l’on con-ïiût pour la bonne trempe de Vacier.
De tous les métaux Vacier est celui quiest susceptible de la plus grande dureté,quand il est bien trempé : c’est pourquoil’on en fait beaucoup d’ufage pour lesoutils & les instrumens tranchans detoute espece. Voyez Tremper.
C’étoit une opinion généralement re-«;ue jnsqu’à ces derniers tems, que Vacierétoit urr fer plus pur que le fer ordi-naire ; que ce n’étoit que la substance mê-me dufer affiné par le feu; en un mot,que l 'acier le plus fin & le plus exquisn’étoit que du fer porté à la plus grandefureté que l’art peut lui procurer. Ce
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sentiment esttrès-ancien : mais on jugerapar ce qui fuit s’il en est pour cela plusvrai.
On entend par un fer pur, ou par deYacier , un métal dégagé des parties hé-térogènes qui Rembarrassent & qui luinuisent; un métal plus plein des par-ties métalliques qui constituent son être,sous un même volume. Ri telle étoit lafeule différence de Yacier & du fer ; si l'a-cier n’étoit qu’1111 fer qui contint fous linmême volume une plus grande quantitéde parties métalliques, la définition pré-cédente de Yacier seroit exacte : il s’en-suivroit même delà une méthode de con-vertir le fer en acier, qui seroit fort sim-ple ; car elle confisteroit à le battre àgrands coups fur l’enclume, «L^à resserrerses parties. Mais si ce fer pur ou Yacierest moins dépouillé de parties étrangères,que les fers d’une autre espece qui nesont point de Yacier; s’il a même besoinde pa» ties hétérogènes pour le devenir; &fi le fer forgé a besoin d’en être dénué, ilne sera pas vrai que Yacier ne soit que dufer plus pur , du fer plus compacte, &contenant fous un même volume plus departies métalliques. Or je démontreraipar ce que je dirai fur la nature du fer& del’acier, que Yacier naturel est unétat moyen entre le fer de fonte & le ferforgé; que lorsque l’on pousse le fer defonte au feu (j’entends celui que la na-ture a destiné à devenir acier naturel),il devient acier avant que d’être fer forgé.Ce dernier état est la perfection de l’art,c’est-à-dire, du feu L du travail; au de-là de cet état, il n’y a plus que de la des-truction.
Si l’on veut donc définir exactementYacier, il faut d’abord en distinguer deuxespeces, un acier naturel, & un acierfactice ou artificiel. Qxi’est-ce que Yaciernaturel? c’est celui où fart n’a eu d’au-tre part que de détruire par le feu l’ex-cès des parties salines & sulfureuses, &autres dont le fer de fonte est trop plein.J’ajonte êj’ autres; car qui est-ce quipeut s’assurer que les sels & les soufressoient les seuls élémens détruits dansla fusion? La Chymie est loin de la per-fection , si on la considéré de ce côté, &je ne pense pas qu’elle ait encore despreuves équivalentes à une démonstra-tion , qu’il n’y eût dans un corps, quelqu’il soit avant son analyse, d’autres