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sentiment qui ne doive sortir de son ame;íes pas, ses regards, ion geste, tout doit«'accorder fans cesse avec ìa musique ,lans pourtant qu’il paroisse y songer ; ildoit intéresser toujours, memt en gar-jdant le silence , & quoiqu’occupé d’unrtìle difficile, s’il laisse un instant oublier !le personnage pour s’occuperdu chan- jteur , ce n’est qu’un musicien fur lafee- |ne, il n’eit plus aííeur. Tel excelle dansles autres parties qui 5'est fait sifflerpour avoir négligé celle-ci; il n’y a pointd'aítmr à qui l’on ne puisse à cet égarddonner le célébré Chaste pour modele -,cet excellent pantomime, en mettanttoujours son art a u dessus de lui, & s’ef-forqant toujours d’y exceller, s’est ainsiinis lui-méme fort au dessus de ses con-frères t acteur unique, & homme estima-ble , il laissera î'admiratioii & 1c regretde ses taiensaux amateurs de son théâtre,
& un souvenir honorable de fa personneà tous les honnêtes gens. ( ss)
ACTIAQUES,’adj.//z7?. «ne., ent étédes jeux qu’Auguste institua , ou selond’autres,renouveìia en mémoire de la Fa-meuse victoire qu’il avoit remportée surMarc-Antoine auprès d’Actium. íAJf.u.Stephaiuis & quelques autres après. lui ont prétendu qu’on tes célébrois tousles trois ans : mais la plus commune opi-nion, sondée sor le témoignage de Stra-bon qui vrvoitdu temps d'Auguste , estque ce n’étoit que tous les cinq ans , &qu’on les céléhroit en i’honneur d’Apol-lon surnommé Aílius.
C’estdonc une étrange bévue que des’imaginer, comme ont fait quelques au-teurs , que Virgile a eu intention d’insi-nuer qu’ils avoientétéínstítue's par Enée,dans ce passage de l’Ënéide,liv.ni. v.sgo.Aíiiaque Iliacìs celebramiis littora htdì.
II est vrai que le poète en cet endroitfait allusion aux jeux aííiuques : mais ilne le fait que pour flatter Auguste , enattribuant au héros de qui eet empereurdescendoit, ce que cet empereur lni-mê-me avoit fait, comme ie remarque 8e»vìus.
ACTIAQUES , Ç années ) sont fa fuited’aunées que l’on commença à compterdepuis l’ere ou époque de la batailled’Astium, : qu’on appeîla aussi ered’A/t-gujle. l r oyez Annee Époque. (O)
ACTIF , aíiive, tenue de Grammaire
ACT
un mot est aítif quand il exprimé u 11 Kaction. Aítif t lt oppose à puj/tf. L’agentsait f action , !c patient la requit. Le feubrûle, le bois est brûle ; ainsi brûle effiun terme aííif, & brûlé est />« jfif. Lesverbes réguliers ont un participe actifcomme lisant , & un participe pujjìf ,comme lu.
Je ne fuis foins battant de feus 1d'être battu ,
Et ïhumeur débonnaire est ma grtm*de ■vertu. ( Mol )
II y s des verbes aíiifs & des verbesf aj/tfi. Les verbes aíiifs marquent que lesujet île la proposition fait faction , jfeigne ; le verbe paysan contraire mar-que que le sujet de la proposition reçoisfaction , qu’il est le terme ou l’ûbjet dsfaction d’un antre, je fuis enseigné, &c-On dit que les verbes ont une voix a»tive & une voix pojstve , c'est-à-dire,i qu’ils ont une fuite de terminaisons quiexprime un feus aííif, & une autre fuitede définances qui marque un iens paj/ifj'ce qui est vrai, fur-tout en Latin & enGrec; car en François , & dans la plu-part des langues vulgaires, les verbesn’ont que la voix aíiive ; & ce n’est queparle secours d’tine pciiphrase , & non!,par une terminaison propre , que nousexprimons le sens fajjif. Ainsi en Latinamor, amstris , amatur , & en grec tjsiKío-fj-tst, q,íì,m , Qsùáírott, veulent dire jefuis aimé ou aimée , tu es aimé ou aimée ,il est aimé ou elle est aimée.
Ail lieu de dire voix aíiive ou voix paf.Jîve , on dit à V aííif, au pastis^ & alorsaííif & pujjsf feprennent Substantive-ment, ou bien on sous-entendyfírr : ceverbe est à Vaííif, c’est-à-dire, qti’ilmarque un sens aííif.
Les véritables verbes aíiifs ont unsvoix aíiive Sc une voix pajstve : on lesappelle aussi aíiifs transitifs, parce que'faction qu’ils signifient passe de 1’ag.esltfur un patient, qui est le terme de fac-tion , comme battre, instruire, &c.
II y a des verbes qui marquent des ac-tions qui ne passent point lu r un autre'objet, comme aller, venir, dormir, &c,-ceux-là font appelle* actifsintrtt'jififs& plus ordinairement neutres, c’est-a-di-re, qui na font ni aíiifs transitifs , nipajjìfs, car neutre vient dti Latin neuterj qui signifie ni íu» ni l'autrs : c’est ainlt
qu'v»