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Tome premier. A - AKR.
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est agitée: pette aCîion est bien li’un hom-me effrayé. On fe sert également de ceterme pour les animaux ; l’on dit : voilàlin chien dont Yaction exprime bien lafureur ; d’un cerf aux abois, voilà uncerf qui par son action exprime sa dou-leur , £fc. (R)

§ ACTIONNAIRE, f. m. ou Actio-Niste , f. m. Commerce. On confondmal-à-propos ces deux substantifs qui nefont rien moins que synonymes ; on en-tend par un actionnaire le propriétaired’une action, celui qui poffede une ac-tion ou une part, soit dans les fonds pu-blics , soit dans le capital d’une compa-gnie particulière , potir jouir de la rentede cette action. Mais un aclionìfte est uneespece d’agiotenr qui commerce en ac-tions par des achats & des ventes à ter-mes, & par des primes.

Quelques auteurs politiques ont regar-dé les actionnaires & les actionistes com-me de mauvais citoyens, vivant dansl’oííìveté aux dépens des gens laborieux.Un Auglois appelle les possesseurs desfonds publics, des gens à porte-feuille,des frélonsquidévorentlemieldesabeil-les , úne race ennemie de la charrue &des propriétaires en fonds de terre, raceqni, dans un état, est toujours une pestepublique , qui ne cherche nuit & jourqu’à accumuler fou or pour eu grossir sonporte-feuille & augmenter le fardeau del’état. Ceux qui font dans ces principes,prétendent que le jeu ri’actions ou agiota-ge, fomente ì’efprit de paresse, &• nuità toute autre espece de commerce. D’au-tres écrivains politiques font bien éloi-gnés d’admettre ces plaintes comme lé-gitimes: ils soutiennent, au contraire,qn’un intérêt dans les fonds publics estplus capable d’attacher les cœurs à la pa-trie que de les en éloigner, plus capablen’entretenirle patriotisme quedel’étein-dre,en unissant intimement l’intérct par-ticulier à la cause publique , & en obli-geant les possesseurs d’actions à soutenir& Favoriser le crédit national , dont leurfortune dépend.Pour ce qui est àesaclio-niftes , il est aisé de faire voir qu’ils pro-duisent plus de bien que de mal. Ce fontles leviers qui font mouvoir la machine.Sans eux il n’y auroit point de circula-tion. C’est leur jeu d’actions quia misl’Angleterre en état de faire des eia*

ACT

prunts énormes sanss’écraser. Les aCh't-nistes seuls ont l'art de faire sortir toutl’argentdes coffres , & de le mettre encirculation pour le service du gouverne-ment. La facilité de vendre son Fonds dterme, & de donner & prendre des pri-mes fur ce même fonds, engage beaucoupde gens à placer ainsi leur argent , ceqn'ils ne Feroient pas fans ces avantages.II y a un grand nombre de gens pécu-nieux , tant en Angleterre qu’en Hollan-de , qui ne veulent pas placer définitive-ment leur argent dans les nouveauxfonds, pour ne point courir les risquespendant ia guerre.Que font-ils ? ils pla-cent pour dix, quinze, ou vingt mille li-vressterlingsen annuités,qn’ils vendentà terme aux agioteurs,au moyen de quoiils tirent tin gros intérêt de leur argent,fans être sujet aux variantes qui fontpour le compte de l’agioteur. Ce manègese continue pendant plusieurs années,&pour plusieurs millions : c’est ce qui amis le gouvernement d’Angleterre euétat de faire des emprunts qui, fans lejeu d’actions & les moyens ingénieuxque les agioteurs ont mis en usage, au-roient été absolument impossibles. Deforte que le gouvernement issAngleterrea , par ce jeu-là, balayé non seulementi’argent de ceux qui voulaient de cesfonds, mais encore tout l’argent de ceuxqui n’en vouloient pas. L’avantage qu’iia tiré des aCiionifies est donc considérable.Voyez le Traité de la Circulation & duCrédit A'où cet article est extrait.

ACTISANES , Histoire A'Egypte. LesEgyptiens gémissant lotis la tyrannied’Aménophis, foupiroient après un libé-rateur. Aclisauìs , roi d’Ethiopie, Futtouché du malheur de ses voisins, &voulant venger la cause des rois fur uumonstre quiavilissoitle trône, il entradans f Egypte , moins par l’ambition dela conquérir que par la gloire d’essuyerles larmes d’une nation infortunée. Sessuccès furent auffi brillansque ses motifsavoient été purs. Aménopbis fut vaincu&puni, & la reconnoissance publiqueplaça fur le trône Ailisanh. II justifia lechoix de la nation par la maniéré dont illa gouverna: modeste dans la fortune,il ne mit fa gloire qn'à jouir du bonheurde lés sujets. L’Egypte & l’Ethiopie ,gouvernées par un roi pere Si citoyen ,