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giense, qu’il s’étendoit d’iin bout dumonde jnfqu’à l’autre, & qu’il passa desiíles Atlantiques dans notve continentfans avoir au milieu de l’Océan del’eauplus haut que la ceinture : mais que de-puis son péché Dieu appesantit sa mainsur lui , & le réduisit à la mesure de centaunes. D’autres lui laissent la hauteurde neuf cents coudées , c’eff-à-dire , deplus de mille trois cents pies , & disentque ce fut à lapriere des Anges effrayésde la première hauteur d 'Adam , queDieu le réduisit à celle-ci.
4°. On dispute encore aujourd’hui ,dans les écoles, fur la science infused 'Adam- II cil pourtant difficile cí’en fi-i’etendue. Le nom qu’ii a donné anxanimaux prouve qu’il en eounoissoit lespropriétés, si dans leur origine tous lesnoms font significatifs,comme queíques-uns le prétendent. Dieu l’ayant créé par-fait, on ne peut douter qu’il ne lui aitdonné un esprit vaste & éclairéanais cet-te science spéculative u’est pas incompa-tible avec ('ignorance expérimentale deschoses qui ne Rapprennent que par fu-stige & par la réflexion. C'est donc fansfondement qu’on lui attribue l’inventiondes lettres hébraïques, le pseaume XCI,& quelques ouvrages supposés par lesGnottiques & d’autres Novateurs.
S°. Qjinique la certitude du salut d’iî-dam ne soit pas nu fait clairement révé-lé, les stères, fondés fur ces mots du Li-vre de la sagesse , ch. x. v. î. cujlodivit& eduxit ittiun à dcliâío suo , ont ensei-gné qu’il fit une solide pénitence. C’estaussi le sentiment des Rabbins, & I’E-glise a condamné l’opinion contraire dansTatien & dans les Entrantes. Adammourut âgé de neuf cents trente ans, &fut enterré à Hébron, selon quelques-uns qui s’appuient du passage de Josué,que nous avons déja cité. D’autres , enplus grand nombre,soutiennent qu’il futenterré sur le Calvaire ; en sorte que lepié de la Croix de Jesus-Christrépondoità f endroit même où reposoit le crâne dupremier homme , afin , disent ils, que lesang du Sauveur coulant d’abord sur lechef de ce premier coupable, purifiât lanature humaine comme dans fa source ,& que f homme nouveau fût enté surl’ancien. Mais Jerôme remarque quecette opinion, qui est assez propre à fîat-
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ter les oreilles des peuples, n’en est pasplus certaine pour cela : fcivorubilis vfi-nio , U tnidcens aurem populi , nie ta-men vera. In Math. cap. xxvij.
Le terme d'Adam en matière de morale& de spiritualité, a des significations fortdifférentes selon les divers noms adjec-tifs avec lesquels il se trouve joint.Quand il accompagne ceux-ci , premiervìeit, & ancien , iì sc prend quelquefoisdans un sens littéral, & alors il signifiele premier homme considéré après fachute, comme l’exemple & la cause dela foi blesse humaine : quelquefois dansun sens figuré , pour les vices, les pas-sions déréglées, toutee qui part de la cu-pidité & de la nature dépravée par le pê-ché A’Adam. Quand il est joint anx ad-jectifs nouveau ou second, il se prendtoujours dans un sens figuré , & le plussouvent il signifie Jésus Christ, commel’homme Dieu , saint par essence , paropposition à fhomme pécheur, ou lajustice d’une ame véritablement chré-tienne, & en général toute vertu ou sain-teté exprimée sur celle de Jesus-Christ,& produite par fa grâce. ((?)
* ADAMA , Géogr. anc ., ville de laPentapole, qui étoit voisine de Gomor-rhe & de Sodome, & qui fut consuméeavec elles.
* ADAMANTIS , st Hifl. nat., nomd’une plante qui croît en Arménie &dans la Cappadoce , & à laquelle Plineattribue la vertu de terrasser les lions &de leur ôter leur Férocité. Voyez le liv .XXIV.ch. xvij.
ADAMARAM , st m. Hijl. nat. Bot .,genre de plante qui vient naturellementdans la famille des eheagnus, c’est-à-di-re , dans la famille des plantes qui ontle calice & les étamines fur le fruit, fansaucune corolle. L 'Hortus Iblalabaricusen a donné une assez bonne figure,quoi-que incomplette , vol. IV. page 5. plan-che 3. fous son nom malabare , adama-ram , que les François ont corrompu &changé en celui de badamier. Son au-teur , Van Rheede , nous apprend queles Malabares rappellent aulsi faros, lesBrame chibe ou jibe , les Portugais pin-ha , les Hollandais katappes , d’après leshabitans de Java & de Âlalacca. Rum-phe fa décrie & figuré un peu mieux aupremier volume de son Herbarium Am -