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ioinicutH , sons le nom de catappa , page174 planche 68- Selon ce dernier, lesïiíalays appellent cet arbre catappan ,Jes habita,is de l’ifle Ternate negujsu &tiujsu, cens de Banda teley & teleyo. M.Linné, qui paraît se plaire à changer lesïioms les plus généralement reqns, asubstitué à celui-ci celui determinalia ,dont il nous donnera peut-être un jourl’explicïtion,ainsi qne de beaucoup d'au-tresauffi impropres, voyez son sylltmatiuturie, edìt. ïz , p. 674 ; mais quelquesraisons qu’il s’eftoree de donner pour ap-puyer fa nouvelle philosophie , on estpersuadé que i’usage & les naturalisteslettrés conservent toujours aux produc-tions de 1»nature leurs noms de pays,íur-tout à celles qui, comme i'adatna-ram , font trop connues & d’uu usagejournalier. Rumphe en distingue trois«fpeces que nous allons décrire.
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t Frémit,-e espece Adamaram ouCatappa.
L’d iamuram proprement dit, le bada-mier ou catappa, estun très - grand &írès-bel arbre , de quatre-vingts piedsde hauteur, dor,t la Forme pyramidale«st comparable à celle du sapin, ou plu-tôt du panja ou ceiba , étant composé deBlême débranchés rayonnantes ou dispo-sées circulairement par étages, & éten-dues presque horizontalement, de sorteque son diamètre est au moinsde quaran-te à cinquante piés. Son tronc n’a guereplus de quinze piés de hauteur, fur troisà quatre piés de diamètre. Ses jeunestranches font cylindriques , vertes &velues ; mais les vieilles , ainsi que letronc, font d’un bois très - dur , recou-vert d’une écorce ronge au dedans, lisse& cendrée au dehors. Sa racine est cen-drée intérieurement, & couverte d’une«eorce rougeâtre.
Le long des jeunes branches, à desdistances de cinq à six pouces, les feuil-les font opposées, étagées 011 verticillées& rayonnantes au nombre de deux à sixà chaque étage, ellyptiques , longues de■cinq pouces fur les vieilles branches,de'douze pouces fur les jeunes, une Foismoins larges, assez molles, lisses &verd - gai dessus, velues, d’uu verd-jaune dessous, L relevées de grosses ner-
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rures , plus larges à leur extrémité su-périeure qu’à l'extrémité inférieure , oùelles sont un peu échancrées en cœur ;lents bords se recouvrant, ainsi que lepédicule cylindrique assez court qui lesporte & qui est rouge & velu. Lorsqu’el-les font vieilles, elles rougissent & pren-nent une couleur a- peu-près semblableà celle de l’écrevisse quand elle est cuite.
De l’extrêmité de chaque branche , ilsort deux épis pendans comme deuxgrappes de groseilles, à-peu-près de lalongueur des feuilles, composés chacund’une trentaine de fleurs, disposées d’u-ne maniéré assez lâche , & comme oppo-sées deux à deux en croix depuis leurextrémité supérieure jusqu’aux t. >isquarts de leur longueur, & portées cha-cune fur un pédicule presqu’égalà elles:l’axe de ces épis est rouge & velu. Cesfleurs font hermaphrodites, mais le plusgrand nombre est stérile & tombe; iln'en mûrit communément que deux outrois fur chaque épi, ce font les infé-rieures. Elles ne font accompagnéesd’aucune écaille , néanmoins on voit aubas de l’épi deux à trois folioles cadu-ques , dont l’inFérieure semble formerune sorte de gaine.
Chaque fleur consiste en un calice àcinq divisions ouvertes en étoile, ellip-tiques, une fois plus longues que larges,vertes au dehors, blanches au dedans,faisant corps avee l’ovaire au fommetdti-quel elles portent. Les étamines, aunombre de dix, sortent du sommet dumême ovaire , disposées fur deux rangs,de maniéré que cinqsontépanouies hori-zontalement entre ses cinq feuilles ducalice avec lesquelles elles font l’alter-native & qu’elles égalent en longueur,pendant que les cinq autres s’éleventdroit autour du style de l’ovaire: toutesfont couronnées d’une anthère blanchesphéroïde. Le style, qui part du centrede l’ovaire, est verd & velu , de la lon-gueur des étamines, & terminé par unstigmate simple & tronqué.
L’ovaire, qui fe trouve an dessous dela fleur, devient en mûrissant une écor-ce d’abord verte, lisse, luisante, puisrougeâtre ou incarnat, striée de jaune,semblable à l’amande 011 à la mangue ;ou mieux encore, à un bateau ou un censcoupé en deux, long dc .trois pouces »