Band 
Tome premier. A - AKR.
Seite
486
JPEG-Download
 

.1.86

A D A

'<• espece. Saros.

1 'ì.laiaricut donne encore à

\&pL ^ du mi. IV, lans aucune ldefcnp- ou'i'la figure d’une autre especeÁ'aiamaram bien différente de la pre-mière, & qui pourrait bien être cellequ’il nous apprend que les Maiabaresappellent, eì-Voici les principales dif-férences qt" i’ont exprimées dans cettefigure. Let-jeut es branches font plusfortes , à-f en-p ès de la grosseur dudoigt ; les feuilles plus petites, environde lix à sept pouces de longueur,firniêu-fes ou marquées de chaque côté de deuxou trois sinuosités, qui leur donnent par-faitement la figure de celles d’un chêne,& sessiles fans ao'cune apparence de pé-dicule, l’épi de fleurs plus ferré, deuxfois plus court qne les feuilles; l’écorcedu fruit moins longue & plus large àproportion*■, presque hémisphérique,ayant un de ses battans presque orbicu-laire & semblable à un couvercle ; lenoyau ou l’osselet plus petit & plusétroità proportion de fa longueur.

Tant de différences nous j,aroiffentsuffisantes pour distinguer le saros deVadamaram comme une autre espece.

T"ìijìeme 'espece. Salissa.

La seconde espece Sadamaram deRumphe, qui est notre troisième, est dé-crite dans cet auteur , mi. I. page 135.sans aucune figure , fous le nomdeca-tappít littorea , d’après le nom Malays,catuppalaut , qui exprime la même idée.Les habitans d’Amboine l’appellent/«-Itjsa, nom que nous avons adopté; ceuxde Macaflar , talijsa ; & eeux de Bandatalyohatu , parce qu’il croît fur les riva-ges pierreux.

En effet, cet arbre se plaît particuliè-rement aux bords de la mer, entre lesrochers escarpés. d’où il affecte , pourainsi dire, de le pencher & ffétendre sesbranches au loin fur les eaux, commepour les ombrager. Lorfqu’il se trouvedans une bonne terre franche , il s’élevelus haut que Vaiamaram , & étend sesranches, en les inclinant, comme lechêne autour d’un tronc fort épais;maisfut les rivages, 0» il croît plus continu»

A D A

n émeut, il a beaucoup moins de régula-rité , quoique ses branches soient oppo-sées de même que celles de Yadumaram ,elless’inclinent &fe courbent fous vent,de maniéré qu’une partie plonge fous teseaux. Leur écorce, ainsi que celle dutronc , est unie , égale , arrondie, d’unverd -gai, à-peu-près comme celle duplatane ou du frêne. Son bois récem-ment coupé,est blanc-rougeátre, mais enséchant il devient cendré ; il est compo-sé de fibres grossières , qui forment desanneaux quelquefois réguliers , quel-quefois obliques & sinueux.

Ses feuilles font étagées au nombrede cinq à six autour des branches, com-me dans Vaiamaram, mais un peu pluslongues, pliis étroites à proportion,plusvelues, plus chargées de nervures paral-lèles le long de la côte principale. Sesfruits font plus petits, conservent pluslong-temps leur couleur verte, & con-tiennent un noyau plus arrondi à fesextrémités.

Usages. On fait peu d’ufage des aman-des du salifia, quoiqu’elles soient aflezdouces & du goût de la noisette, parcequ’ellesne font pas aufli tendres que cel-les de Vadaumram, & qu’elles restent en-tre les dents ; 011 les néglige aussi à cau-se de leur petitesse , d’où il arrive que lerivage est quelquefois tout couvert decelles que la mer y rejctte.Son bois, quiest lcger & durable dans l’eau de mer,estfort recherché pour la construction desvaisseaux.

Remarques. Cet arbre est très-com-mun dans toutes les istes orientales desMnluques , sur-toutà l’ille Célebe,oùles habitans le regardent comme 1111esimple variété de Vaiamaram , selonRumphe; mais combien d’elpeces deplantes qui n’ont pas entr’elles autantde différences ?

Quatrième espece. Lalia.

Dans les mêmes iíles, on rencontreaussi, mais moins fréquemment, une au-tre espece d’ada<«antf«, que Rumpheap-pelle catappti sylveftris , d’après le 110mMalays , catappa-œtan , & que les habi-tans d’Amboine nomment lalia, fur-toutdans le quartier d’Hitoë. Elle ne s’ob-serve que loin de la mer, dans les forêts,en plaines & le long des rivières.