488 A D A
inégale, relevées, une fois pins courtesque la corolle , blanches à leur origine,rougeâtres vers leur extrémité qui estcouronnée par des anthères ovoïdes,applaties , jaunâtres L luisantes. L’o-vaire, qui fait corps avec le calice fansle déborder d’abord , & qui est terminépar un style rougeâtre, en bas, verd enhaut, avec un stigmate conique de lahauteur des étamines, le déborde ensuitede moitié en grandissant, & devient unecapsule ovoïde, longue d’un pouce, moi-tié moins large , verd-brune , luisante,partagée intérieurement en six logespleines d’une chair blanche , & qui enséchant s’ouvre jusqu’au calice seule-ment , en six battans cartilagineux par-tagés , comme ceux dn kermia ou dupariti, chacun dans leur milieu par unecloison membraneuse aux bords de la-quelle font attachées de chaque côté sixà huit graines ou pépins ovoïdes, poin-tus ,longs de deux lignes fur une lignede largeur.
Qtialités. Toutesles parties de ì'adam-ìoe ont une saveur astringente sansodeur , excepté ses raeines qui ont uneodeur forte, sauvage, & une saveuronctueuse.
Usages. La décoction de fa racine dansl’ean sert en gargarisme pour les aphtesL autres ulcérés de la bouche, du palais& du gosier. On la fait bouillir encore,puis on la pile pour l’appliquer en cata-plasme sur les tumeurs que l’on veutamollir & amener à suppuration. La dé-coction de l'écorce du trône & des bran-ches , avec ses Feuilles & fleurs dansfléau, fournit une boisson très apéritive& diurétique , qui soulage beaucoup leshydropiques, & qui dissipe les obstruc-tions du Foie, de la rate & des autresviscères. Sa semence porte à la tête,comme celle de la coriandre, & y causedes vertiges & une espèce d’ivresse.
Seconde espece. KatoU-AdAMBOE.
Le katou - adamboe est une secondecspece à'adumboe , selon Rheede, qui endonne une bonne figure dans son florinsMaluburicus , -volume IV, page 47,tanche 22. Selon cet auteur , lesMala-ares rappellent encore katou-caielì.pea , les Brames davafituiari, les Por-
A E> A
tugais catupinacabrava , les Hollandoîs
roiUle-huakvo osen .
II croît pareillement ail Malabarmais dans les montagnes des provincesde Mala & Poiga , où il fleurit en mai ,juin & juillet, & fructifie en décembre}il différé particulièrement de Vadamboe ,en ce que, i°. il est plus grand, ayantjusqu’à neuf ou dix pieds de hauteur ;2°. ses branches sont velues, ainsi queses feuilles qui ont jusqu'à huit poucesde longueur ; 3 0 . ses fleurs font portéessurdespédicnlespíus longs & fans écail-les ; 4 0 . le calice & la corolle ont septfeuilles au lieu de six , & les pétales ,au lieu d’étre ronds ou orbículairesJVmtelliptiques, pointus, de moitié pluslongs que larges : ç“. la capsule est sphé-roïde, longue d’un pouce un quart,large de près d’un pouce, s’ouvrant easept battans & toute hérissée de poils.
Usages. Ses Feuilles pilées avec fla-mande du coco forment un emplâtre,qui s’appfique avec succès fur les bu-bons vénériens & autres tumeurs glan-duleuses.
Remarques. Nous n’avons tenu aucuncompte de la remarque de Rheede fur lestyle de cette espece,qu’il dit être blanc,fourchu en deux,L sur ses étamines qu’ilprétend être au nombre de cinq feule-ment au milieu de la cavité de la fleur,& blanches, à sommets rouges ; nousattribuons cette singularité, contre l’es-sence des caractères communs aux plan-tes de la famille de Vadamboe , à une in-finité d’observations de la part de Rhee-de. C’est avec aufli peu de fondementque Jean Commelìn, dans ses notes ,dit que ces deux plantes peuvent êtrerapportées au genre du pariti, qui est dela famille des mauves. (A/. Adanson. )
* ADAMIQUE, terre, adamica terra ,Ilist. nat. Le fond de la mer est enduitd’un limon salé, gluant, gras , mucila-gineux & semblable à de la gelée ; on ledécouvre aisément après le reflux deseaux. Ce limon rend les lieux qu’ellesont abandonnés, si glissans qn'on n’yavance qu’avec peine. II paroít que c’estun dépôt de ceqne leseaux de la mer ontde plus glaireux & de plus huileux, quise précipitant continuellement,de mêmeque le sédiment que les eaux douces lais-sent tomber insensiblement au fond desvaisseaux