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Tome premier. A - AKR.
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Quoiqn’i) ne pleuve presque jamais dansee pas s , il ne laisse pas d’être fertile àcause des rivières dnnt il est arrosé ; laprincipale deces rivières est la Harrase.Le sol produit du millet, de l’encens &du poivre.II y a des brebis dont la queue'pese iusqu’à vingt-cinq livres. Oe royau-me est gouverné par un roi Mahomé-tan. Quelques géographes modernescroient q ne ce pays est l’Aczania dePtolémée.ZfKgiíBíIe 63. 69. latit. 5. 11.( C. A. )

* ADELBERG, Géogr ., petite villed'Allemagne , dans- le Duché de Wir-temberg.

ADELITES , L/ ALMOGANENS ,Adriittï , Almoganeni , I. m. pi. Hift.moi. , nom que les Espagnols donnentà certains peuples , qui par le vol & lechant des oiseaux , par la rencontre desbêtes sauvages & de plusieurs autreschoses semblables , devinaient à pointnommé tout ce qui doit arriver de bienou de mal à quelqu’un. lis conserventsoigneusement parmi eux des livres quitraitent de cette efpece de science , oùils trouvent des réglés pour toutes sortesde pronostics & de prédictions. Les de-vins font divisés en deux classes, l’unede chefs ou de maîtres, & l'autre dedisciples ou d’aspirans. On leur attribueencore une autre forte de connoisiànee ,c’tst d'indiqucr non feulement par oùont passé des chevaux ou autres bêtes desomme, mais auffi le chemin qu’auronttenu un ou plusieurs hommes, jusqu’àspécifier la nature 011 la foi me du terreinpar où ils auront Fait leur route, si c'estune terre dure 011 molle , couvertede sable ou d’herhe , si c’cft un grandchemin pavé ou sablé, 011 quelque sen-tier détourné, s’ils ont passé entre desroches, en forte qn’ils pouvoient direan juste le nombre des passans , & dans]e besoin les suivre à la piste. LaurentValla , de qui l’on a tiré ces particulari-tés merveilleuses , a négligé de nous ap-prendre dans quelle Province d’Espagne& nans quel temps vivoient ces devins.(G.)

ADELODAGAM, f. m. Hist. m,t. Bo-taniq. , arbrisseau de la Famille des per-so nées , c’est-à-dire des plantes qui ont jcomme la digitale ou la línaire ou Poro- |tanche, les fleurs d’uue feule piece, ir- j

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régulières, en gueule , avec un fruitqui renferme des semences. Rheede ena fait graver une figure fort bonne ,quoiqu’incomplete, dans fou Hortus Ma-lahtirìcvs , volume IX , f tanche 4g , page81, fous son nom maïabare adel-odagamiles Brames rappellent adulajfo.

Cet arbrisseau croît dans les terreinssablonneux du Malabar où il s’élcve à lahauteur de cinq à six piés. 11 a la Formed’un buisson hémisphérique dé cinq à sixpiés de touffe ou d'cpaisseur, qui pro-duit de sa racine plusieurs tiges cylindri-ques , noueuses , cendrées, dont le boisest blanc. Ses branches font opposées,en croix, distantes de deux à quatre pou-ces , quarrées ,sabord & >sgrtes dansleur jeunesse, & divergentes iou>ti£t,an-gle de 4; degrés. Ses feuilles font pa-reillement opposées deux à deux , e*croix , elliptiques, pointues, longues detrois à cinq pouces , trois à quatre foismoins larges, crenelées légèrement furleurs bords, lisses, plates, molles d’unverd-brun avec une côte élevée en des-sous, & portées fur un pédicule assezcourt, creusé d’un sillon en dessus.

De faisselle de chacune des feuilles su-périeures qui terminent les brandies ,sort une fleur blanclie,longued'un pouceenviron , portée fur un pédnncule deux011 trois fois plus court, verd , strié. Lecalice est verd-clair , d’une feule piece ,divisé jusqu’à son origine en cinq por-tions elliptiques, pointues, assez égales,deux à trois fois plus longues que lar-ges.il contient une corolle blanche d’unefeulepiece, cylindrique, trois ou quatrefois plus longue que lui , partagée jus-qu’à son milieu en quatre découpurestrès-inégales , qui forment deux levres,de maniéré que la levre inférieure con-siste en une feule de ces découpures quiest triangulaire, fort grande, pendantque la levre supérieure est quarrée &découpée detroiscreneiures rondes assezcourtes : ces deux levres sont striées onveinées en travers, crispées & transpa-rentes. Du bas du tube de la corolle s’é-leveut deux étamines appliquées sons lalevre supérieure , presqu’aussi longuesqn’elle , blanches, terminées chacunepar une grande anthère, verte , triangu-laire en fer de fléché à trois pointes. L’o-vaire fort d'un petit disque orbicuiaire