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Tome premier. A - AKR.
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qm Fait corps avce lui Fur le fond <?n ca-lice : il est ovoïde, verd , nne fois pluscourt que le calice , & terminé par unstyle blanc, dont le sommet est fendu endeux stigmates cylindriques de la hau-teur des étamines. Cet ovaire devient euHiûriffant tine capsule à deux loges quia’onvre en deux battans & répand plu-sieurs semences.

Qualités. Cette plante n’a point d’o-àir, mais une saveur amere.

Usages. On tire , par expression , defês feuilles St racines mortifiées fur lefeu, un suc recommandé pour l’asthme.la décoction de ses feuilles se boit dansSa toux, le crachement de sang & le ma-rasme qui provient des maladies de laxvitrinc. Ou les emploie anffi en fumi-gation dans la goutte , ou bien on les ap-plique en cataplasme, après les avoir faitamortir & flétrir fur le feu.

Remarques. Quoique Rheede n’aitpoint vu les fruits mûrs de \'adelodageim ,flous savons qu’ils font semblables à«astix de l’adhatoda, dont cette plante est*meefpece,& par conséquent elle appar-tient à la section des véroniques, c’est-à-dire, des plantes qui n’ont que deux é-tamines dans la famille des perfonnécs.{ M. Aianson. )

ADELSTAîí, Hifl. d'Angleterre. Ce«e fut point l’éclat de fa naissance, cefut encore moins à la légitimité de sesdroits qu’ Adelftan dut la couronne d’An-gSeteire. Ce grand prince n’étoit q»e leLis naturel d’Edouard dont le fils légiti-me eût.dû, suivant !es loix & les usagesétablis, recueillir la succession : maiscet héritier présomptif étoit encore dansl’enfance , & l’Angleterre subjuguée enpartie par les Danois , menacée par lesNorthumbres, agitée par la divilion descitoyens & p.ir les factieux qui ne cher-choient que t'occafion de rallumer lesfeux mal éteints de la guerre civile,avoit besoin d’un prince actif, connuparia valeur, & doftt les triomphes pas-sés inspirassent à la nation la plus entièreconfiance, & aux ennemis de Tétât laplus grande terreur. C'étoit par ces mo-tifs que le sage Edouard, craignant «Tail-leurs les maux que produit ordinaire-ment une minorité, s’étoit déterminé àpréférer fsu fils naturel à son fils légi-time. L’événement justifia cette ç.on-

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duite, injuste en apparence. A peintAdelftan fut monté fur le trône, que'lesDanois recommencèrent leurs hostilités.Ces anciens oppresseurs de T Angleterrese rendirent alors d’autantplus redouta-bles , qû’ils s’étoient secrètement liguésavec Alfred , Tu n des plus puissans sei-gneurs Anglois, jeunes, ambitieux, qui,mécontent du choix qu’avoit fait E-douard , ne craignoit point de conspirercontre son souverain,& mourut, parper-misjïon divine, disent les écrivains de cetemps,pour avoir porté l’impiété jtisqu’àjurer aux piés d u Pape Jean .qu’il n’étoitpoint coupable du crime dont on l’accu-l'oit.Délivré des complots d’Alfred, Adel-Jlan se hâta d’aller à la rencontre de sesennemis; i! les joignit dans le.Northum-berland, les combattit, remporta la vic-toire , les dispersa & subjugua les Nor-tìuimbres : mais à Pinquiétude naturelledes habitans de cette province , jugeantqu’ils ne porteraient jamais que forcé-ment le joug anglois , il en donna tegouvernement, avec le titre de roi , àSiihric , seigneur Danois, qu’il crut Rat-tacher encore davantage, en lui faisantépouser sa faur Editha. Sithric ne trom-pa point les espérances d 'Adelftan, maisil mourut un an après, & ses deux fils,Anlaf & Goodfrid, nés d’nn premier ma-riage , persuadés , ou feignant de T être,qu’ils avoient des droits à la souveraine-té , s’en emparèrent, fans daigner mêmedemander le consentement à'Adelftan.Le'roi d’Angleterre irrité marcha contreeux , les «enversa du trône & les forçade «'éloigner. Anlaf se retira d’abord enIrlande ; il se joignit ensuite à quelquespirates Danois , &, ne pouvant régner,il se mit à écumer les mers. Goodfrids’enfuit en Ecosse auprès de Constantin,qui y régnois alors, & qui , ne voulantpoint le livrer aux Anglois, Tavcrtit &protégea fa fuite. Goodfrid n’ayant plusni sceptre ni ressource, fit aussi le mé-tier de pirate & mourut peu de tempsaprès. Constantin méritent l’estime á'A-delfhm pour avoir refusé «le : railir unprince malheureux; mais soit que le roid’Angleterre manquât de générosité, soitqu’il ne cherchât qn’un prétexte, il en-tra en Ecosse à main armée , ravagea cerovaume , & n’aecorda la paix qu’auxplus dures conditions.Auíii-tôt que Coní-