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On tint en 791 un Concile à Narbonnc,où la cause des deux Evêques Espagnolsfut discutée, mais non décidée. Félixensuite se rétracta, puis revint à seserreurs; & Eiipand de son côté ayantenvoyé à Charlemagne une professionde foi, qui n’étoit pas orthodoxe , cePrince fit assembler un Concile nom-breux à Francfort en 794 , où la doc-trine de Félix & d’Elipand fut condam-née, de même que dans celui de Forlide fan 79;, L peu de temps encore aprèsdans le Concile tenu àRoine fous le PapeLéon HI.
Félix d’Urgel passa fa vie dans unealternative continuelle d’abjurations& de rechutes , & la termina dansl’héréfie ; il n’en fut pas de même d’E-lipand.
Geoffroi de Clairvaux impute la mêmeerreur à Gilbert de la Porée ; & Scot &Durand semblent ne s’être pas tout-à-faitassez éloignés de cette opinion. Wuitaf-se, Traité de l'Inc, part. J T. queft.viij.art. 1 pas;. 21 ( 1 . 0 suìv. ( 6)
ADOPT 1 F, adj. Jmìsprul. est la per-sonne adoptée par une autre. VoyezAdoption.
Les enfans adoptifs , chez les Romains,étoient considérés fur le même pié que lesenfans ordinaires, & ils entroient danstous les droits que la naissance donne auxenfans à l’égard de leurs peres. C’estpourquoi il falloit qu’ils fussent instituéshéritiers ou nommément déshérités parle pere , autrement le testament étoitnul.
L'Empereur Adrien préférois les en-fans adoptifs aux enfans ordinaires, parla raison, disoit-il, que c’est le hasardqui nous donne ceux - ci, au lieu quec’est notre propre choix qui nous donneles autres.
M. Ménagé a publié un livre d’élogesou de vers adressés à lui-même, inti-tulé liber adoptívus , iniques il a jointquelques autres ouvrages. Heinfius &Furstemberg de Munster ont aussi pu-blié des livres adoptifs. (H')
ADOPTION, 5 f. Jurifpmd. Hift.anc. moâ. est un acte par lequel un hom-me en fait entrer un autre dans fa famil-le, comme son propre fils, &lui donnedroit à fa succession en cette qualité.
Ce mot vient de adoptare qui signifiela même chose en latin ; d’où 011 a fait
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dans la basse latinité adobare , qui signifiefaire quelqu’un chevalier, lui ceindre l’é-pée ; d’où est venu aussi qu’011 appelloitmiles adobatus un chevalier nouvellementfait; parce que celui qui l’avoit fait che-valier étoit censé en quelque façon savoiradopté. V. Chevalier.
Parmi les Hébreux onnèvoitpas que
Y adoption proprement dite ait été en usa-ge. Moyse n’en dit rien dans ses ioix ; &
Y adoption qne Jacob fit de fes deux pe-tits-fils Ephraim & Manassé, n’est pasproprement une adoption, mais une efpe-ce de substitution par laquelle il veutque les deux fils de Joseph aient chacunleur lot dans Israël, comme s’ils étoientfes propres fils : Vos deux fils , dit-il,seront à moi ; Ephraim 0 jYlaimjséserontréputés comme Ruben 0 Siméon : maiscomme il ne donne point de partage à Jo-seph leur frere, toute la grâce qu’il luifait, c’est qu’au lieu d’une part qu’il au-roit eu à partager entre Ephraim L Ma-nassé , il lui en donne deux; l’esset decette adoption ne tomboit que sur l’ac-croissement de biens & de partage entreles enfans de Joseph. Genese xlviij. 9.Une autre espece d 'adoption usitée dansIsraël, consistoiten ce que le frere étoitobligé d’époufer la veuve de son frere dé-cédé fans enfans, en forte que les enfansqni naissoient de ce mariage étoient cen-sés appartenir au frere défunt, & por-toient son nom ; pratique qui étoit enusage avant la loi, ainsi qn’on le voitdans l’histoire de Thamar. Mais ee n’é-toit pas encore la maniéré d’adopter con-nue parmi les Grecs & les Romains.Deut. xxv. 9. Ruthiv. iJsatth. xxij. 24.Gen. xviij. La fille de PharaVm adopta lejeune Moyse, & Mardochée adopta Es-ther pour sa fille. On ignore les cérémo-nies qui fe pratiquoient dans ces occa-sions, & jusqu’où s’étendoient les droitsde Yadoption : mais il est à présumer qu’ilsétoient les mêmes que nous voyons dansles loix romaines ; c’est-à-dirê que lesenfans adoptifs partageoient & fnccé-doient avec les enfans naturels; qu’ilsprenoient le nom de celui qui les adop-toit, & passoient fous la puissance pater-nelle de celui qui les recevoitdans fa fa-mille. Exode ij. 10. Eftherij. iy.
Par la passion d 11 Sauveur , & par 3 acommunication des mérites de fa mortqui nous font appliqués par le baotéme,L1 3