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Tome premier. A - AKR.
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aux rois, aux grands, anx personnes su-périeures. Dans l une & dans l’autre for-te d’adoration, on s’inclinoit profondé-ment , & souvent on se prosternoit jus-qu’en terre pour marquer son respect:.Abraham adore prosterné jusqu’cn terreles trois anges qui lui apparojssent fousune forme humaine à Mambré. Loth lesadore de même à leur arrivée à Sodome.II y a beaucoup d’apparence que l’un &l’autre ne les prit d’abord que pour deshommes. Abraham adore le peuple d’Hc-bron : adorait populum terra. 11 seprosterna eu sa présence pour lui deman-der qu’il lui fit vendre un sépulcre pourenterrer Sara. Les Israélites ayant apprisque Moyse étoit envoyé de Dieu pour lesdélivrer de la servitude des Egyptiens,le prosterneront & adorèrent le Seigneur.II est inutile d’entaffer des exemples detes maniérés de parler : ils se trouvent àchaque pas dans l’écriture. Job xxxj.36. 27. III. Ross- xix. 18. Minut. ìn oc-tav. Hier. contr. Rufin. L. I. Ps. xj. 12.Genes. xij. 40. Genes. xviij. 2. xix. 7.Exod. iv. 31. Calmct, DiBionn. de la Bi-ble, tom. I. lett. A. pag. 63.

* Adorer, honorer, révérer; cestrois verbes s’emploient également pourle culte de religion & pour le culte civil.Dans le culte de religion, on adore Dieu,on honore les Saints, on révère les reli-ques & les images. Dans le culte civil,on adore une maîtresse, on honore les hon-nêtes gens, on révéré les personnes illus-tres & celles d’un mérite distingué. Enfait de religion, adorer c’est rendre à l’ê-tre suprême un culte de dépendance &d’obcissance : honorer, c’est rendre auxêtres subalternes, mais spirituels, linculte d’invocation : révérer, c’est rendreun culte exte'rieur de respect & de soin àdes êtres matériels , en mémoire desêtres spirituels auxquels ils ont appar-tenu.

Dans le style profane, on adore en fedévouant entièrement au service de cequ'on aime, & en admirant jnfqn’à Tesdéfauts : 011 honore par les attentions, leségards, & les politesses : on révéré en

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donnant des marques d’une haute estime& d’une considération au dessus du com-mun.

La maniéré d 'adorer le vrai Dieu 11edoit jamais s’écarter de la raison ; parceque Dieu est sauteur de la raison, & qu’ila voulu qu'on s’en servit même dans lesjugemens de ce qu’il convient de faire oune pas faire à son égard (*)• O11 n 'hono-roit peut-être pas les Saints , ni on 11e ré-vérait peut-être pas leurs images & leursreliques dans les premiers fîecles de l’E-glise, comme on a fait depuis, par l’a-version qn’on portoit à l’idoîàtrie, & lacirconspection qu’011 avoit fur un cultedont le précepte n’étoit pas assez formel.

La beauté ne se Fait adorer qne quandelle est soutenue des grâces ; ce culte nepent presque jamais être justifié, parceque le caprice & l’injustice font très-sou-vent les compagnes de la beauté.

L’édncation du peuple fe borne à lefaire vivre en paix & familièrement avecses égaux. Le peuple ne fait cequec’estque s’bonorev réciproquement : ce senti-ment est d’un état plus haut. La vertumérite d’être révérée : mais qui la cou-lis ît ? Cependant fa place est par-tout.

ADORJAN, Géogr., petite ville de laTransilvanie hongroise près du fleuved’Eer. Elle est au nord-nord-ouest dugrand Varadin , & dans un fort beaupays. Long. 44,40. lat. 47,18-

ÁD 08 , Jardinage, est une terre éle-vée entalutle long d’un mur à l’exposi-tion du midi, afin d’avancer prompte-ment les pois, les feves, & les autresgraines qu’on y ferrie. Ce moyen est in-finiment plus court que de les semer enpleine terre. (Af) . .

Nous ajouterons ici une forme d 'adosqui va de pair, à peu de chose près avecles châssis vitrés pour les pois de primeur& pour les fraisiers, ainsi que pour quan-tité de nouveautés. En voici la construc-tion telle que nous la lisons dans le Dic-tionnaire pour la théorie U la pratique daJardinage , Le. par M. f Abbé RogerSchabol.

“ Au lieu d’élever son ados de quatre,

00 Dieu a pu révéler, & en esset a révélé à l’homme qu’il exigeoit de lui un cultesurnaturel ; l'homme dès qu’il coi'uoít sa volonté, doit s’y soumettre, & la raison leconduit jusqu’à la révélation qui devient son guide. Réquisitoire de M. Orner Joly depleur y , 23 Janvier 1759.