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cinq à six pouces de haut, comme oncoutume , il faut l’exhausser d’un pjé &même de quinze pouces par derncre,venant en mourant par devant, & mêmecreusant sur le devant, pour chargerd’autant fur le derrière. Au moyen decette pente précipitée, deux effets ontlieu : le premier, de jouir durant l’niver,lorsque le soleil est bas , des moindresde ses regards; le second, de n’avoir ja-mais, lors des gelées &des frimats.au-cune humidité nuisible; toutes tombentde toute nécessité, & vont le perdre dansle bas.
Cette forte d 'ados se pratique à l’expo-sition sur-tout du midi, le long d’nneplatebande; mais on a un espalier à mé-nager, & voici pour cet effet comme ons’y prend. On laisse entre le mur & l 'adosdix-huit pouces de sentier; ces dix-huitpouces suffisent peur aller travailler îesarbres. II faut, pendant quelques jours,avant que de semer les pois, laisser la ter-re te plomber tant soit peu.
Au lieu de faire en long ses rigolespour semer, les pratiquer èn travers duhaut en bas de VaAos , puis semer, aprèsquoi garnir de terreau les rigoles & lesremplir.
Lorsqu’arrivent les gelées fortes, desneiges , &c. garnir avec grande litière &paillassons par dessus, qu’on ôte & qu’onremet suivant le besoin.
Pour les fraisiers, on en a ou en potsou en mottes, que l’on met là en échi-quier, en amphithéâtre. Ceux en pots,les dépoter fans endommager aucune-ment ni offenser la motte : il faut biense garder de couper tout autour & endessous les filets blancs qui tapissent lepourtour de cette motte, comme il scpratique dans le jardinage; c’est ce queles jardiniers appellent châtrer la motte,vilain terme , procédé plus nuisible ,puisqu’en retranchant tous ces filetsLianes, on fait autant de plaies par les-quelles, de toute nécessité, la seve flue,& qu’il faut que la nature guérisse. 11faut instruire les jardiniers à ce sujet ;& leur apprendre que ces filets blancsqu’ils coupent prennent leur directionnaturelle vers la terre, & qu’ils se déta-chent de cette motte pour darder dansterre & s’y enfoncer. Laissons, autantqu’il est possible la nature faire à son gré ;elle en fait plus que nous ; ne nous mê-
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1 ons de ses affaires que quand elle nousrequiert. Quant aux fraisiers en pleineI terre à mettre fur ces ados, on ne peut1 non plus prendre tro p de précaution pourles lever scrupuleusement eu motte, lesménager dans le transport & dans latransplantation.
Cette sorte d 'ados a un autre avantage ;savoir, de renouveller tous les ans laplatebande, & d’en faire une terre neu-ve. Quand on a óté les pois, on rabat laterre & on la met à plat, comme elle étoit,ensuite on y semé des haricots nains, quiy viennent à foison , ou tout autre plantconvenable, sans que la terre se lasse.
Ces ados pratiqués de la forte, doiventêtre faits dans les derniers jours d’octo-bre, & semés au commencement de no-vembre. On est sûr, par ce moyen, d’a-voir despois & des fraises quinze joursou trois iemaines plutôt que les autres.C’eft ainsi qu’avec peu & fans frais onFait beaucqup. „
ADOSSE, adj. terme de Blason , se ditde deux animaux rainpans qui ont le dosl’un contre l’autre, lions adojfés : on ledit généralement de tout ce qui est delongueur, & qui a deux faces différentes,comme les haches, ses doloires, les mar-teaux, Uc. Clefs adojees, c’est-à-direqui ont leurs pannetons tournés en de-hors , l'un d’un côté & l’autre de l’autre.Haches adossées , marteaux adojfés.
Descordes en Hainaut, d’or à deuxlions adojfés de gueules. ( V)
ADOUBLER , v. a. terme de Jeu, sedit au jeu de trictrac, aux dames, auxéchecs-, pour faire connoître qu’on netouche une pieee que pour l’arranger enfa place, & non pas pour la jouer.
* ADOUCIR , mittiger. Le premierdiminue ls rigueur de la réglé par la dis-pense d’unepartiede ceqn’elleprescrit,L par la tolérance deslégeres inobserva-tions ; il n’a rappprt qu’aux choses pas-sagères & particulières. Le second dimi-nue la rigueur de la réglé par la réformede cequ’ellea de plus rude ou de trop dif-ficile. C’est une constitution , sinon cons-tante , du moins autorisée pour untemps.
Adoucir dépend de la facilité ou de labonté d’un supérieur : mittiger est l’essetde la réunion des volontés ou de la con-vention des membres d’un corps, ou de laloi d’un maître, selon le gouvernement.