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Ccst ainsi que se comportera l’hommejudicieux & tempérant, en proie à lamauvaise Fortune. II tâchera de mettreà profit ses revers même , comme unjoueur prudent cherche à tirer partid’un mauvais point que le hasard luiamene ; & sans se lamenter comme unenfant qui tombe & pleure auprès dela pierre qui l’a Frappé , il saura por-ter, s’il le Faut , un Fer salutaire àsa blessure, & la faire saigner peurla guérir. ” Voyez ci-après AFFLIC-TION.
ADVERTISSEMENT, f. m. terme dePalais , pieces d’écritures que Fait l'a-vocat dans un procès appointé en pre-mière instance, pour établir P état de laquestion, & les moyens tant de fait quede droit.
ADVEU & DENOMBREMENT,subst. masc. terme de Jurisprudence féo-dale , est un acte que le nouveau vassalest obligé de donner à son seigneur dansles quarante jours après avoir fait la foi& hommage ; portant qu’il reconnoîttenir de lui tels & tels héritages, dontPacte doit contenir la description , fi cene sont des fiefs par tenans & aboutif-sans. On appelle cet acte adveu , parcequ’il emporte reconnoissance que sonfief releve du seigneur à qui il présentel’adveu.
L'adveu est opposé au désaveu. Voyezce dernier.
Après le fournissement dudit adveu &dénombrement , le seigneur a quarantejours pour le blâmer; lesquels expirés,le vassal le peut retirer d’entre les mainsdu seigneur : & alors file seigneur ne l’apas blâmé, il est tenu pour reçu. VoyezBlâme.
Les adveux & dénombremens ne fau-roient nuire à un tiers : soit que ce tierssoit un autre seigneur prétendant la di- |recte sur les héritages mentionnés en \Vadveu , ou fur partie d’iceux ; soit que jce fût un autre vassal qui prétendît droit jde propriété fur une portion de ces mê- Imes héritages ou fur la totalité.
§i l'adveu est blâmé par le seigneur, levassal peut être contraint de le réformerpar saisie de son fief. Ainsi jugé au par-lement de Paris par arrêt du 114 JanvierÏ642.
L'adveu gf dénombrement n’est pas dûcomme la foi L hommage à chaque mu-
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tation de la part du fief dominant. Ce-pendant fi le nouveau seigneur l’exige, levassal est obligé de le fournir, quoiqu’ilP ait déja fourni précédemment ; maisce fera anx frais du seigneur.
Les coutumes font différentes fur lesujet du dénombrement , tant pour le dé-lai, que pour la peine du vassal qui nel’a pas fourni à temps. Dans celle de Pa-ris , il a quarante jours , à compter de ce-lui qu’il a été requ en foi & hommage,au bout defquels, s’il 11’y a pas satisfait,le seigneur peut saisir le fief : mais il 11efait pas les fruits siens ; il doit établirdes commissaires, qui en rendent compteau vassal, après qu’il a satisfait à la cou-tume.
ADVìS , f. m. en terme de Palais , signi-fie le suffrage des juges ou conseillersféans pour la décision d’un procès.
Advis signifie encore , eu terme de Pra-tique,le résultat des délibérations de per-sonnes commises parla justice pour exa-miner une affaire, & en dire leur senti-ment. C’est en ce sens qu’on dit un advisde parens. (H~)
ADULA, Géogr ., nom d’une contréedes Alpes, qui est entre les Grisons, lesSuisses & les Valésiens. Elle comprendle Crifport & le Vogelsberg, oìl font lessources du Rhin & du Ruísi. Elle ren-ferme le mont S. Gothard, & celui de laFourche, d’où sortent le Rhône , le Ma-gia & le Tefiìn; & elle contient le montAdula qui lui donne son nom, & d’oùsortla source méridionale dn Rhin. Tou-tes ces sources montrent que c’est unpays très-élevé , & peut-être le plus éle-vé de l’Europe. ( C. A. )
ADULTE , f. m. cn Anatomie , fe ditdes corps animés. dont toutes les partiesfont parvenues à leur dernier état de per-fection.
On peut considérer tout ce qui est re-latif aux corps animés, on dans un sujetadulte , ou dans un corps qui ne com-mence qu’à fe former. Tout ce que nousavons de connoissances fur le fœtus, nousle devons à l’analogie , 011 à la comparai-son que nous avons faite des viscères &des vaisseaux des jeunes sujets, avec lesparties de Vadulte. ( 7 )
Adulte , Jurispr ., est une personnearrivée à l’âge de discrétion, ou à l’âged’adolescence, & qui est assez grande &assez âgée pour avoir des sentimeus &M m 4