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Tome premier. A - AKR.
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du discernement. Voyez Age U Pu-berté.

Ce mot est formé dn participe du ver-be latin adoles:ens , croître, C’est commequi dirait crû. Voyez ADOLESCENCE.(//)

II y a bien de la disserence entre lesproportions d’un enfant & celles d’unadulte. Un homme fait comme un fœ-tus , feroit un monstre, & n’auroit pres-

Í juepas figure humaine, comme l’aob-ervéM. Dodart. Voyez Fœtus Sf Em-bryon.

Les Anabaptistes ne donnent le baptê-me qu’aux adultes. Voy. BAPTEME UAnabaptiste.

ADULTERATION ,, f. f. terme deDroit , est faction de dépraver & gâterquelque chose qui est pur, en y mêlantd’autres choses qui ne le font pas. Cemot vient du latin adultemre, qui signi-fie la même chose. Ce if est pas un motrequ dans le langage ordinaire : on ditplutôt altération.

11 y a des loix qni défendent M adulté-ration du café, du thé. du tabac, soit enbout, soit en poudre ; du vin , de la cire,de la poudre à poudrer les cheveux.

C’est un crime capital dans tous lespays d’a dultérer la monnoie courante.Les anciens le puniíïbient avec une gran-de sévérité: les Egyptiens faisoientcou-per les deux mains aux coupables ; ledroit civil les condamnoit à être exposésaux bêtes; l'empereur Tacite ordonnaqu’ils feroient punis de mort; & Cons-tantin , qu'ils feroient réputés criminelsde lefe-majesté. Parmi nous, Vadultéra-tion des monnaies est un cas pendable.V. Monnoie , Espece. (II)Adultération, Pharmacie, estFaction de falsifier un médicament, eny ajoutant quelque chose qui en dimi-nue la vertu, nu en le mêlant avec quel-qu’autre qui, ayant la même couleur,n’est pas auffi chere. Les poudres fontsujettes à adultération par la difficul-té que l’on a à s’en appercevoir à Pins-pectìon.

II est d'une conséquence infinie pourles malades de ne point acheter les médi-cameus des coureurs de pays , qui lesVendent adultérés. (N)

ADULTERE , est i’infidélité d’unepersonne mariée , qui an mépris de lafoi conjugale qu’elle a'jurée, a un com-

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merce charnel avec quelqu’autre queson épouse ou fou époux ; ou le crimed’une personne libre av. c un autre quiest mariée. /^.Fornication, Ma-riage. ( II )

Adultéré , Morale. Je ne mettraipas ici en question si Vadultere est uncrime, & s’il défigure la société. II n’ya personne qui ne fente eu sa conscienceque ce n’est pas là une question à faire,s’iî n’affecte des’étourdir par desraifon-nemens qui ne font autres que les subti-lités de l’amour propre. Mais une autrequestion bien digne d’être discutée , &dont la solution emporte auffi celle de laprécédente, feroit de savoir lequel desdeux fait le pfiis de tort à îa société, oude celui qui débauche la femme d’autrui,ou de celui qni volt une personne libre,& qui évite d’afiìirer Pétât des enfant,par un engagement régulier.

Nous jugeons avec raison, & confor-mément an sentiment de toutes les na-tions, que Vadultere est, après l’homici-de, le plus punissable de tous les crimes,parce qu’il est de tous les vols le pluscruel, & un outrage capable d’occasion-ner les meurtres & les excès les plus dé-plorables-

L’autre espece de conjonction illégi-time ne donne pas lieu communémentaux mêmes éclats que. P adultère. Lesmaux qu’elle fait à la société ne sont passi apparens : mais ils ne sont pas moinsréels, & (juoique dans un moindre degréd’énormite, ils sont peut-être beaucoupplus grands par leurs fuites.

Vadultere, il est vrai, est l’union dedeux cœurs corrompus & pleins d’injuf-tiee, qni devroient être un objet d’hor-reur l’un pourl’autre, par la raison quedeux voleurs s’estiment d’autant moinsqu’ils fe connoissent mieux. Vadulterepeut extrêmement nuire aux enfans quien proviennent, parce qu’il ne faut atten-dre polir eux, ni les effets de la tendressematernelle, de la part d’ime femme quine voit en eux que des sujets d’inquié-tude, ou des reproches d’infidélité ; niaucune vigilance fur leurs mœurs, dela part d’une mere qui n’a plus de mœurs,& qni a perdu le goût de l’innocence.Mais quoique ce foient-là de grands dé-sordres, tant que le mal est secret, lasociété en souffre peu en apparence ; lesenfans sont nourris , & reçoivent mê-