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noientdifférensnoms. V. Démon, Gé-nie, esc.
Les Roíecroix, on confrères de la Ro-seeroix, & autres Visionnaires peuplenttoute Pathmosphere d’hafaitans aériens.JLRosecroix, Gnome , esc . ( G )
* AERIENNE, Myth ., surnom don-né à Junon, qui paffoit pour 1 a Déciledes airs.
Aérienne, perspective, Opti-que. Illusion d’optique qui change l’ap-parence des couleurs, des jours & desombres dans les objets, suivant les diffé-rons degrés de leur éloignement. Voicicomment la décrit le comte Algarottí,grand connoifléur, parlant des objets vusdans la chambre obscure. ( Saggio seprala Fittura , nel tan. II. dette sue opérép. 153, 154. éiUt. de livourne 1764.)“ Le tableau que nous offre la chambre„ obscure , différencie à merveille les„ figures qui font plus près 011 plus loin„ du spectateur. Non seulement ia gran-„ deur des objets y diminue à mesure„ qu’ils s’éloignent "de l’œil, mais aussij," leurs couleurs & leur lumière s’affoi-„ bliffent, & leurs parties se confon-„ dent. Plus l’éloignement est considé-„ rable, moins les objets font colorés,,, moins on distingue leurs contours , &„ le jour étant plus fossile 011 plus éloi-,, gné, les ombres font moins Fortes. Au„ contraire, lorsque les objets fout pins„ près de l’ceil & plus grands, les con-3, tours font plus précis, les ombres plus„ vives, & les couleurs plus éclatantes.„ C’est cn cela que consiste la perspecti-„ ve qu’cn nomme aérienne. ” La pers-pective linéaire consiste dans le change-ment du contour. Voyez PERSPECTIVE.(J. .D. C.)
AERIENS , adj. pris subst. Théol .,Sectaires du iv siecle qui furent ainsi ap-pelles A'Aérius, prêtre d’Arménie, leurchef. Les Aériens moient à-peu-près lesmêmes sentimens fur la Trinité que lesAriens ; mais ils avoient de. plus quel-ques dogmes qui leur étoient propres &particuliers : par exemple, que l’épis-copat est l’extension du caractère sacer-dotal (») pour pouvoir exercer certaì-
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nés fonctions particulières que les sim-ples prêtres ne peuvent exercer. VoyezEvêque , Prêtre, este. lis soudoientce sentiment sur plusieurs passages de 8.Paul, & singulièrement fur celui de lapremière épitre à Timothée, chap. iv.v. 14. où l’apótre l’exhorte à ne pas né-gliger le don qu'il a reçu par Vimpositiondes mains desprltres. Sur quoi Aérìus ob-serve qu’il n’est pas là question d’évê-aues, & qu’il est clair par ce passage queTimothée requt l’ordination des prêtres.Voyez Ordination.
8- Epiphane, Hères. 7;, s’éleve avecforce contre les aériens en faveur de lasupériorité des évêques. H observe judi-cieusement que le mot Fresbyteri , dansS. Paul, renferme les deux ordres d’évê-ques & de prêtres, tout le sénat, toute l’as-semblée des ecclésiastiques d’un mêmeendroit, & que c’étoit dans une pareilleassemblée que Timothée avoit été ordon-né. Voyez PRESBYTERE.
Les disciples d’Aérius soutenoient en-core après leur maître , que la prièrepour les morts étoi t inutile, que les jeû-nes établis par l’églife , L fur-tout ceuxdu mercredi, du vendredi, & du ca-rême , étoient superstitieux ; qn’il fal-loit plutôt jeûner le dimanche que lesautres jours, & qu’on ne devoit pluscélébrer la pâque. Ils appelloient parmépris antiquaires les fideles attachésaux cérémonies prescrites par Péglile &aux traditions ecclésiastiques. Les Ariensse réunirent aux catholiques pour com-battre les rêveries de cette secte, qui iresubsista pas iong-temps. S. Epiphane ,H<eres. 757. Omiphre, in. Chrome, ad ami.Christ. 349. Tillemont, Hift. Eccléjtafii-que ,, tome IX. (G)
AEROLOGIE, f. f. Méi ., traité puraisonnement sur Pair, ses propriétés,& ses bonnes ou mauvaises qualités. Onne peut réussir dans la pratique de la mé-decine fans la connoissance de P aérologiepc’est par elle qu’on s’instruit des impres-sions de Pair &de ses différens effets furle corps humain. Voyez Air. (AO
AEROM ANTIE, f. f. Divin. Histoireancienne , forte de divination qui se sai-
sit) Regarder Pépiscopat comme une extension du caractère sacerdotal, est peut-être une fausseté, mais n’est pas une hérésie. “ Scholasticì veteres , dit Juenin, eeis-5, tendtrunt episcopatum ejji meram facerdotii extenjionem. M