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Tome premier. A - AKR.
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pour se retirer dans la Belgique. La guer-re qu’il eut à soutenir contre Attila mitle comble à fa gloire. Ce prince barbareentra dans les Gaules , L Metz fut fapremiere conquête. II marcha contre Or-léans, qu’il prit & qu’il évacua à la nou-velle qu 'détins s’avançoit pour le com-battre , & tandis qu’il veut regagner lesbords du Rhin, il est attaqué par Aétius.Jamais on n’avoit vu deux armées stnombreuses se disputer l’honneur devaincre. Attila vaincu fit sa retraite à lafaveur des ténèbres. Sa ruine eût suivisa défaite, si Aétius, que la guerre r en-duit nécessaire, n’cût Favorisé sa retraitepour lui laisser le temps de lever unenouvelle armée : ce fut par une fuite decette politique criminelle que, chargé des'oppofer à une nouvelle irruption , ilnégligea de couper les voies militaires,& de retrancher les défilés. Sa conduitedevint suspecte, mais il étoit trop re-doutable pour n’être pas respecté de sesmaîtres. Vatentinien , parvenu à l’em-pïre, eut l’humiliation de traiter avecion sujet comme avec un égal ; il usad’artifice pour mieux assurer sa ven-geance , il lui accorda tout ce qui pou-voit flatter un cœur ambitieux. Séduitpar des démonstrations affectueuses, ilse présenta devant fou maître, qui nevit en lui que le rival de son pouvoir ;& dès qu’il l’eut cn sa puissance, il le sitmassacrer. Ce Fut lui qui lui donna lepremier coup de poignard. Boce , quiétoit préfet du prétoire d’Italie , Fut as-sassiné avec lui, quoiqu’on ne pût luireprocher que d’avoir été son ami ; lesprécautions dont la cour de Ravene usapour justifier ce meurtre, l’apologie queí’empereur envoya dans tontes les cours,de fa conduite,montrent combien ce gé-néral étoit puissant & respecté. Occylla,né Barbare & ami A'Aétius , vengea samort sur Valentinien , qu’il massacradans le temps que ce prince montoit dansune tribune pour haranguer le peuple.

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* AFFABLE , adj. m. & f. Gramm.Un homme affable est celui qui reçoit &écoute avec douceur, honnêteté , bonté& affection quiconque a affaire à lui. IIy a une certaine relation entre les quali-

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tés affable , honnête , civil, poli & gra-cieux. Les maniérés affables Font une in-sinuation de bienveillance ; les honnêtessont une marque d’attention; les civilessont un témoignage de respect, les poliesfont une démonstration d’estime; lesgracieuses font une preuve d’humanité,Nous sommes affables par un abord doux& facile à nos inférieurs, quand ils ontà nous parler ; nous sommes honnêtespar l’observation des bienséances L de*usages de la société ; nous sommes civilspar les honneurs que nous rendons à ceuxqui sc trouvent à notre rencontre ; noussommes polis par les façons flatteusesque nous avons dans la conversation , &dans la conduite pour les personnes aveoqui nous vivons ; nous sommes gracieuxpar des airs prévenus pour ceux quis’adreffent à nous. Le grand VocabulaireFrançois.

* AFFABLEMENT , adverbe peuusité : d’ime maniéré affable , avec affa-bilité.

* AFFADIR, V. a. Gramm., rendrefade ou insipide au goût. Le verbe réem-ploie au figuré en parlant d’ouvragesd’efprit, de propos, de louanges. Votrelangage m 'affadit le cœur. Le grand Vo-cabulaire François.

* AFFADISSEMENT , f. m. C’estfaction d’affadir ou de rendre fade, ouplutôt l’effet que produit la fadeur : il nelé dit qu’au propre. J’ai un grand affadis-sement d’estomac,

§ AFFAIRE , f. f. Droit naturel.Lorsque l’on fait íes affaires d’un hommeabsent, sans un ordre de fa part, & àson insçu, il résulte delà une conventiontacite, en vertu de laquelle, après s’étreemployé utilement à ménager ses inté-rêts, cma droit d’exiger qu’il nous paienotre peine , & qu’il nous rembourseles frais qu’il a fallu faire. Car on pré-sume que, s’il savoit ce qui se passe,il donneroit une approbation formel-le aux soins dont on s’est chargé pourlui.

Dans le préjugé où étoient les Juris-consultes Romains , qu’il n’y a pointd’obligation envers autrui qui ne soitfondée fur le consentement de celui quiy est astreint, lorsqu’il ne paroiffoitaucune ombre de consentement en cer-taines choses, anxquelles néanmoins ilsne poiiroient s’empêcher de reoonnoitreN n 3