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celles <le Y âge de puberté & de la vieil-lesse ; on s’apperçoit encore qu’apresdes efforts rapides pour développer ouformer des organes , il s’écoule un tempsquelquefois assez long, pendant lequelle principe de vie semble s’assoupir oureprendre des forces pour opérer de nou-veaux changemens. Les différons pério-des font trop peu observés pour leur as-signer des termes invariables ; mais ilparaît que le troisième & le sixièmemois fout à-peu-près le temps marquépour les changemens les plus considé-râbles. Inexpérience annonce que le fœ-tus de trois mois , quoique vivant &bien organisé, ne donne encore aucunepreuve de sentiment : cette singularitéa fait penser à quelques auteurs , qu’ildevoft alors être regardé comme un êtrepurement végétal & fans ame, & qu'ilne devenoit en tout semblable à l’hom-mc que dans sinisant où il exécutaitquelque mouvement & dowioit des mar-ques de sensibilité; ils ont même avan-cé, d’après cette distinction , qu’il n’yavoit point de crime à faire avorter unfœtus inanimé. Cette conclusion détes-table porte sur un faux principe ; carenfin suffit-il que le corps soit sans sen-timent ou sans mouvement, du moinssensible, pour conclure qu’il n’y a pointd’ame ? Voyons-nous avec évidencequ’ils soient liés à ce principe pensantcomme une cause à son effet ? Ne re-conuoit-on pas d’autres causes de sen-timent & de mouvement ? Sans citerl’exemple des animaux qui sentent & semeuvent indépendamment de ce prin-cipe, ne sait-on pas que même après lamort, il est des parties qui se meuventou qui paroiffent sentir , & sont suscep-tibles d’irritation dans tous les hom-mes? Ne sait-on pas encore que durantla vie, il est des momens où tous lesfeus font assoupis, & tous les organesdans l’inaction? Tant de contradictionsapparentes suffisent sans doute pour in-diquer que nous sommes bien éloignésde saisir le véritable point de vue souslequel ces difficultés doivent être consi-dérées.
L’irritabilité des parties du corps estHn mode ou une aptitude de la matièreorganisée , qui n’a son effet, que lors-qu’elle réunit les conditions requisesLeur être mise en acte ; ces conditions
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font la souplesse, l’élasticité, &c. L j#ne vois d’autre terme à cette irritabili-té d’une partie animale après fa mort,que la congélation de la graisse , parl'absence de la chaleur, ou ie racornis-sement des fibres par la sécheresse.
L’irritabilité qui produit la plupartdes mouvemens, & qui est essentielle-ment requise pour la sensation, pour-roit bien ne se trouver dans i’animal,que fous certaines conditions, & aprèsque ltí organes auroient acquis quel-que consistance , comme an bout detrois mois ; mais on sent bien que cet-te mobilité on sensibilité des fibres estdistincte de la vie , & fur - tout duprincipe intelligent qui anime l’hom-ine.
L’enfant qui vient de naître , com-mence ce qu’on peut appeller la vie so-ciale; il vit sous la protection des loix,qui le défendent des insultes , ou dessurprises, auxquelles fa foibìesse & foapeu de connoíssance ne l’exposent quetrop. Elles ont prévu que, par défautd’expérience , il pouvoit faire des dé-marches dont il auroit à se repentirdans un âge plus mûr : dans cette vue,elles annnllcnt tout contrat, on tran-saction passée avant l’àgr nécessaire ; &cet âge est celui qui suffit à dévelop-per dans chaque individu la raison oula science de se bien conduire.
Les différois devoirs à remplir dansla société , exigeoient encore dis-férens degrés de perfection, ou dans lephysique, ou dans le moral de chaqueparticulier ; la gradation des connois-sances & de l’accroiffemeut du corps,étant à-peu-près la même dans tous lesindividus , on a distin.;ué la durée dela vie en différois périodes appelles âges ;& ces époques fixées ont été authori-sées par les loix , & regardées commeune preuve de l’aptitude du sujet àexercer ou à remplir telle qu telle fonc-tion.
11 résulte sans doute une foule d’in-convéniens de la fixation uniforme deces termes : chaque climat produit furles sujets qui l’habitent, des variétés quilui font propres ; on fait la disproportionqu’il y a entre les habitansdes pays mé-ridionaux , & ceux qui vivent sons tazone glaciale, pour l’áge de puberté, lamenstruation , la vieillesse, Le- L’édu-