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Tome premier. A - AKR.
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cation, le genre de vie, le caractèrefont encore varier à ce sujet ceux-mêmesqui éprouvent à la fois l’influence desmêmes cailles physiques, mais il seroitpeut-être plus dangereux de laisser cestermes arbitraires.

Le terme général de la vie humainen’excede pas la qiiatre-vingticme année;il seroit même beaucoup au-dessous, s’ilfalloit prendre le terme moyen entreceux qui vivent plus long-tems, & ceuxqui meurent avant. II est pourtant descas où la loi a eu égard à la possibilitéd’nne vie prolongée au-delà ;& commeon voit des hommes parvenir jusqu’à. lacentième année, très-rarement au-delà,on a regardé le fiecle entier comme leterme le plus long de la vie humaine.Ainsi, loriqu’un homme absent, donton ignore le sort, ne paroît pas, ou nedonne aucune marque d’existence aprèsla centicme année de son âge, la loi ledéclare mort, & accorde la propriété deses biens à ceux qui héritent légitime-ment de lui. Toutes les nations n’ontpas été d’uu accord unanime fur le termed'un fiecle ; plusieurs l’ont diminué,quelques-uns l'ont augmenté à cause dequelques cas extraordinaires, qui prou-voient que la vie humaine pouvoit seprolonger au-delà.

Cette suite d'années, qui s’écoule de-puis la naissance, jusqu’à la mort natu-relle qui dépend de l’affoiblissement, oudu défaut (faction dans les organes,présente trois divisions hien marquées;l’aceroissement , lq maturité, & ie dé-croisscment. On a mémo subdivisé cha-cun de ccs périodes en deux ou troisautres.

La force & le développementdu fœtus,& de ses membres, est le seul moyen quel’on ait pour juger de son âge ; dansl’bomme,an contraire, qui jouit de lalumière, on considéré également les pro-grès de Vesprit, ouïe développement deses facultés morales.

Tout le monde connoit les divisionsde la vie humaine en enfance, âge depuberté, adolescence, âge viril, vieil-lesse & décrépitude. On fait encore qnela virilité & ia vieillesse, dont l’étemîueest pins considérable que celle des pre-mières divisions , ont leurs subdivisionsparticulières , moins caractérisées à lavérité que celles de l’accroiflement,

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La chute des premières dents distingueassez bien l’enfance, du second âge : ellearrive pour l’ordinaire vers la septièmeannée. Avant ce terme , l’homme fansexpérience , foible encore, & privé del’avantage de communiquer ses idées,,ou de pénétrer dans celles des autres parla parole, ne jouit point des privilègesparticuliers à l’efpece humaine ; mais »à mesure que ses organes se fortifient,qu’il éprouve l’imprèffion des corps ex-térieurs , & qu’il s’accoutume à en saisirles rapports, son entendement ou ses-facultés se développent. Vers la treiziè-me ou quatorzième année, lin nouveai*phénomène s’opere en lui : ce qui aupa-ravant étoit employé au seul accroisse-ment de son individu, se partage, pourainsi dire, en deux parties , dont l’uneest toujours destinée aux réparations &à l’accroissement de fou corps; Vautre,au contraire, sert à la propagation de sonespece. II semble qu’après i’enfance, lanature médite ce nouveau changementdans un profond silence, & qu’elle accu-mule ses forces pour le produire. Les osie durcissent, la chaleur interne aug-mente, les épipbyses sc collent au corpsdes os , la voix devient plus forte &plus rauque ; la menstruation commence,& les mamelles se gonflent dans les fil-les : dans les hommes la barbe croît;plusieurs parties du corps, auparavantprivées de poil, commencent à s’en gar-nir, & l’aptitude à la génération s’an-nonce principalement par une pente na-turelle . qui rapproche les individus d’uiïsexe différent.

Ces signes de l 'âge de puberté, dontl’apparition est assez rapide, se renfor-cent à mesure que l’adolescence succédé.La vigueur se développe jusqu’à la vingtfriinieme année, où commence le pre-mier terme de la virilité. On voit alors lesmembres qui, auparavant, n’avoientpacacquis toute la consistance requise, deve-nir pins forts, plus souples, les musclesplus vigoureux & mieux exprimés, laforme extérieure mieux déterminée, lescotinoissances plus étenduesì l’imagina-tion plus soutenue. plus vive, plus bril-lante , le courage plus mâle & plus éclai-ré : en un mot, tout annonce l’état le plusflorissant de la vie. Cette perfection ducorps & de Vesprit augmente par grada-tions sensibles, jufqii’àla trentième-,