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une partie de cet article , ainsi que cellede l’agronomie , a été employé par legouvernement pour l'amélioration deY Agriculture. Cet auteur ayant imaginéune charrue à grandes roues , proprepour les défrichcmcns, a été envoyé enGuìcnne, tn Berry , en Poitou , en Toi'.-raìne , en Bretagne , esc. pour en fairel’efl’ai fur les landes qui occupent unegrande partie de ces pays: les landesfont des terres incultes remplies de ge-nêts & de bruyères, plantes fortes dontles racines tranchantes & vivaces résis-tent anx moyens de défrichement ordi-naires. On peut voir', dans la secondeédition de son ouvrage imprimé à Paris,chez tìuillyn, en 1771, les expériences &ses succès dans ces diverses provinces.
De nouvelles loix ont encore excitépar-tout le ze’e de la culture & des dé-frichemens , en permettant l’exporta-tion des grains. Plusieurs arrêts du con-seil. pour ['exportation de province enprovince, a levé les obstacles qui gê-noient la circulation intérieure, & quiopéraient Pavillistément des grains dans.les lieux d’où ils ne pouvoient sortir.On avoit aussi permis l’exportation àl’étranger dans les mêmes vues d’animerle cultivateur par le puissant motif del’intérét ; mais on n'avoit pas prévu quece même intérêt nous aveuglerait aupoint de nous priver de notre propresubstance pour 1c convertir en or & qu’ilexpoferoit le peuple à mourir de faim.ïl’autres loix ont cru prévenir les fu-nestes effets de la cupidité, en défen-dant dc vendre les bieds ailleurs quedans les marchés publics & fur les ports.Des loix plus récentes ont levé cette dé-fense, & la liberté de la vente n’a plusd’entraves. Peut-être on feroit jouir leroyaume de tous les avantages puissansde l’exportation à rétranger , fans com-promettre la vie du pauvre & de Parti-san , eu établissant par-tout des greniersíV abondance. Ce moyen si simple qui nousassurerait le nécessaire , nous permet-trait de disposer du superflu en faveurde l’étranger. Le récit de tout ce qui estarrivé au sujet de l'exporfatioii, fait unepartie considérable de Phistoire de YA-gricidtm-e , mais il feroit trop long pourPinsérer ici.(L T .iefHíìíExpoETATtON.)
Si Importation des grains à l’étran-
agr
ger est fi utile, lorfqu’elle sefa exactsment restrainte au superflu , & que Portaura trouvé des moyens sûrs pour em-pêcher le monopole , l’exportation des fa-rines feroit encore bien plus avantageu-se , en ce qu’elle lailferoit dails le royau-me les profits de la main-d’œuvre , lesissues des grains pour la nourriture desbestiaux ; d’uii autre côté les grains nepouvant fe moudre à prosit que lors-qu’ils ont sué & qu’iìs font secs , l’ex-portation des Farines 11c fe feroit jamaisque vers le temps de la récolte suivante,:par ce moyen si simple on auroit tou-jours une année d’avance , & le peuplen’auroít plus de crainte d’etrc affamépar ('exportation ; le même moyen épar-gneroit aussi la dépense des greniers pu-blics qui feule peut tranquilliser dansle cas de la libre exportation des grains.D’ailleurs Pexportation des farines estbien plus sûre, moins embarrassante *moins coûteuse & moins risquante quecelle des grains, fur-tout lorsqu’ellesfont bien purgées du son qui les fait fer-menter , & qu’elles ont été préparéessuivant les nouveaux procédés de làMouture économique.
Les pertes considérables qtie l’on faitdans les provinces fur la mouture desgrains, selon les méthodes ordinaires,ont engagé un ministère attentif à toutce qui peut intéresser rhtimanité, à éclai-rer cette partie intéressante de l’écono-mie lur remploi des grains. Pâr tout leroyaume 011 croyoit moudre suffisam-ment les grains, en les faisant passer uneseule fois fous des meules grossièrementpiquées, qui le plus souvent ne font quepartager les grains, L qui font peu pro-pres à repasser les gruaux, ou ces peti-tes parties des grains concassés qu’nnnomme ailleurs recoupes ou son dur. Ilest aisé de voir combien une. moutureaufli groísiere doit occasionner de pertesur la denrée la plus nécessaire. On voitdans les essais du commissaire Lamare $Tr. dc la Police . qn’un fetìer de bled pe-sant 240 livres,rendoit autrefois à peinela moitié dc son poids en pain , qui sou-vent étoit de mauvaise qualité. Les Ro-mains avoknt 101e mouture bien pluséconomique , parce qu'ils Faifoient re-moudre á plusieurs reprises les diversproduits du grain, pour en tirer diverses
fortes