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donné leur analyse , & même celle desterres,comme ('excellent ouvrage de M.Baume fur l'argHle. Majpighi, Grew & ,Bonnet nous ont donné l'anatomie desplantes, leurs développemens successifs,leur reproduction ; leurs ouvrages en cegenre font autant de chefs-d’œuvre. Lesphysiciens,tels que Roliault, l’abbé ? lo-che , M. Nollet, Sise. n’ont pas laissééchapper l’occafion de parler de VAgri-culture. & d’en expliquer les principauxphénomènes , contre les causes de la fé-condité de la terre , de la reproductiondes grains, Sise. suivant les réglés de lafaine physique. L’hiftoire naturelle deM. de Buffon, la traduction de Pline parM. Poinsislet deSivry, & les ouvragesdes naturalistes font encore des sourcespures, où les agriculteurs physiciens &éclairés peuvent puiser une infinité deconnoissancesutiles.Mais,parmi les phy-siciens, botanistes & naturalistes , aucunn’a "los contribué aux progrès de l’agri-culture en Fiance, que le célébré M.Du-hamel duMonceau; ce docte académi-cien s’est, pour ainsi dire,confacréàcettepartie, & il est le premier qui ait réveilléle goût de l 'agriculture en ces dernierstemps, & qui ait engagé, par son exem-ple , les lava us à diriger toutes leurs re-cherches de ce côté. Î1 a commencé parnous donner la traduction d u nouveausystème A'agriculture de M. Tull, An-glois. II a démontré Futilité des prairiesartificielles,& les moyens d’en faire par-tout; il a enrichi le Traité de la -vignepar M. Bidet. Desélémens A'agriculture& d n labourage , aussi clairs que précis,plusieurs traités fur la conservation desgrains, & fur les insectes qui les dévo-rent , un traité des arbres & arbustesqu’on peut naturaliser en France, unephysique des arbres, plusieurs volumesfur les semis , les plantations , l’exploi-tation des forêts, tous enrichis d’expé-riences exactes & détaillées,gures bien dessinées, rendront fa mé-moire immortelle, & lui attireront lareconnaissance de la postérité.
L’exemplc de M.Duhamel occasionna,pour ainsi dire.uneespece de révolution;tous les savans dirigèrent leurs études 'de ce côté.Le Journ.éeonom ., la Gazetted'agriculture, 1 ejourtt. ilu commerce, &c.ont rendu compte de tous les ouvrages
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qui ont parti fur ce sujet, depuis fe re-nouvellement AeV agriculture en ces der-, niers temps: mais, parmi cette multituded’ouvrages enfantés souvent par !e désird’être à la mode , & quelquefois multi-pliés par la cupidité des libraires , il nefaut pas confondre l'excellent Ajmiamélior. des terres , par M. Patnilo ; lesPrairies artijie. , par M. de la Salle ; laPratique des défrichement, par M. leMarquis de Turbilly; i’Usage dusemoir Tpar M. l’abbé Soumilles ; les utiles Stsavantes Dissertations de M. sillet ,surtes maladies des grains ; l’art dr s'enrichirpar l'agriculture ,de M. Pommier; la tra-duction Françoise des Auéf. rei rujìicœ -,V Agric. expérimentale de M. Sarcey de8utiere,Vc.Nc.e!?c. fruits précieux dupatriotisme, & duzele éclairé de leurssavans auteurs. On peut mettre su mêmerang la plus grande partie des articles furVagriculture , inférés dans ce Dìci. quirendent cette immense collection si pré-cieuse.
Une société de patriotes connus fous lenom d’ économistes .& dont feu M, le doc-teur Quesnay , auteur du Tabl. écon., &M. le marquis de Mirabeau, qui a méritéle nom d’avri des hommes , que porte sonouvrage, sont regardés comme les fonda-teurs , s’est spécialement attachée à re-garder {'agriculture 8í la population parleur côté politique. Cette société a donnénaissance à une science nouvelle, distin-guée par le nom de Science économique.On en peut étudier les principes dans laPhyjìocr. , & dans les Elém.de la Philos,rurale. Tous les ouvrages rois au jourpar cette société de philantlrropres,for-ment un corps de doctrine déterminé &complet , qui expose avec évidence ledroit naturel des hommes, l’ordre natu-rel de la société, & lesloix naturelles lesplus avantageuses possibles aux hommes-réunis en société.Si la philosophie,fur letrône, vouloit un jour donner un code debonheur à l’humanité,e’est là qu’elle de-vroit puiser sa législation : un code par-ticulier A'agriculture feroit du moins né-cessaire,pour en rendre l’état fixe & per-manent en France , & pour déterminer, une nation légere,ruinée par leluxe des-tructeur , à quitter les arts Frivoles &agréables, pour ceux qui font utiles, &qui peuvent assurer son bonheur & soc