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IfS auteurs Sn Journal ne craignirent pasde se rétracter. “ C’est l’inimaníté mê-nie, diíent-ils , quia dicté cct utile trai-te du seigle ergoté; nous venons de le re-cevoir , & nous nous empressons d’au-tant plus d’en parler, que M. Read y dé-montre la fausseté des assertions, & l’in-fuffisance des observations & des expé-riences Faites par M. Schleger , conseil-ler antique, que nous rapportâmes dansh vue de tranquiliser nos lecteurs fur leseffets linistres attribués à l’usage dupain fait de seigle ergoté ,• nous eûmesfort alors, & la terreur qu’inspire ce co-mestible vénéneux n’est malheureuse-ment que trop Fondée ; la peste, quelquemeurtrière qu’elle puisse être , n'cxercepoint de ravages plus violens que ceuxqui font'occasionnés par le seigle ergo-té , parcequedu moins ce fléau destruc-teur n’est que passager & rare, au Heuque chaque année l’ergot enleve dans cli-veriez contrées une foule considérablede citoyens utiles, de laboureurs sur-font, que l’îndigence oblige d’nser sansprécaution de ce grain infecté. L’ergotest un poison par lui-méme,mais terribledans ses effets, 0’c. “ V. à Ergot lesmesures prises par le gouvernement,pour eu garantir les sujets dans les paysqui y font les plus exposés, comme laSologne & i’Orléanois.
Un autre exemple de la sollicituded’un gouvernement paternel pour entrerjusques dans les plus petits détails utilasaux progrès de VAgriculture, c’est qu'i! afait distribuer dans les provinces, où lesmulots dévorèrent une partie des semen-ces en 1767 , des soufflets propres à lesfaire périr par la vapeur du soufre, ima-ginés par le sieur Gasseíin , laboureur àPuzeau, en Pieardie. On pourroit encoreciter plusieurs autres traits semblables.
Telle est aujourd’hui la condition poli-tique de l 'Agriculture en France ; quantà fa condition physique, la France est unpays agricole par fa nature, par la bonté& la fertilité de son fol, susceptible detoutes fortes de cultures & de produc-tions , & par le génie facile de ses habi-tans,laborieux, éclairés par les bons ou-vrages d'Agriculture,dont je vais donnertine courte notice, & par des sociétés uni-quement occupées de ce travail : on sentque l’#ccroiff««8tít d« «m lumières font
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influer fur fa perfection de l’ Agriculture,Après Liébault, Etienne, Paìissy,Défer-res , & autres auteurs anciens, dont j’aiparlé plus haut, Louis Liger, Bourgui-gnon, mort le six Novembre 1717, est lepremier qui ait contribué aux progrès deí’ Agriculture enceíìecie par son économiegénérale delà campagne,<m nouvelle Mat-son rustique,dant i\ y a eu plusieurs édi-tions considérablement augmentées. Ifest auffi fauteur d’une infinité d'autresbons ouvrages fur VAgriculture, dont onpeut voir le long détail dans la biblioth.des auteur; de Bourgogne, par M. l’abbéPapillon; M. l’abbé Joly de Dijon, con-nu par ses Rem.fur le Dtcl. de Bayle, aune excellente critique manuscrite de 13nouvelle Maison rustique, qtu méritetoiïde voir le jour.L’auteur de cette critiqueest inconnu,il dit seulement qu’il l’a cul-tivée pendant trente ans, & qu’il joint Jl’ctude une longue expérience. M. Chô-me!, curé de Saint-Vincent de Lyon, pe-tit-neveu du fameux Dsiorme , médecinde Henri IV, fit paraître fur la fin du ré-gné de Louis XIV, son Dicî. Econ., con-tenant divers moyens d’augmenter sotlbien, & de eonserver sa santé. Ce respec-table curé, éleve du fameux Laquintinic& ami de l’abbé de Vailemont.entendoitparfaitement tous les détails de l’écono-mie champêtre, parce qu’étant ail sémi-naire de Saint-Sulpice, il avoitété choisipour administrer les biens dépendaníprès dn château d’AvrondeVincennes ,à une lieue de Paris. La vogue qu’a euson dictionnaire & les différentes éditionsqu’on en a faites, prouvent Futilité decet ouvrage & legoút du public pour cesfortes de dictionnaires,où l’on puise fanspeine & fans travail les premières no-tions du premier de tous les arts.
U n’y avoit pas assez de faine physiquedans les ouvrages de Liger & de Chômes,pour satisfaire us fiecle où la Physique,la Chymie, la Botanique & l’Hiftoire na-turelle ont presque été portées à la per-fection. Tournefcrrt, Vaillant, Linnseus,MM. de Juffieu & Adanfon ont, pourainsi dire, donnél’être à la Botanique jon trouve dans Ieursonvrages la descrip-tion exacte des plantes , leur nomencla-ture , la synonymie des auteurs qui enant parlé, les usages K les vertus desplantes , fisc» Les ehymjstee naus cnïX x *