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â'un pie, ressemble à l’aigtûlle tle rem-bourrage
L'aiguille à relier est une longue ai-guille d’acier, recourbée vers la pointe,& qui a plus ou moins île longueur,suivant le format des livres. Elle sertauffi aux plieuses & couseufes pourporter d’une nervure à l’autre le fil quitraverse le milieu de chaque cahier, &qui Parrête aux ficelles qui font pla-cées perpendiculairement fur le cousoir.
Les aiguilles à sellier ont quatre quar-tes, &, selon les divers ouvrages, el-les font grosses, moyennes ou fines.
Les aiguilles à empointer font des es-peees de carrelets beaucoup plus longs& plus forts que ceux des selliers. Lesmarchands drapiers, merciers & manu-facturiers s’en servent pour arrêter,avec de la ficelle ou du gros fil, les plisdes pieces d’étoffe , ce qui s’appelleles empointer.
L’aiguille à tête ou à cheveux est unmorceau d’acier, de fer, de laiton poli,d’argent ou d’or, long d'environ quatrepouces, ayant d’un côté une tête plate,trouée en longueur, & de l’autre unepointe peu piquante. Elle sert à séparer& passer les cheveux des dames quandelles fecoëssent.
L’aiguille à réseau est un petit mor-ceau d’acier ou de fer, fendu par lesdeux bouts, dont on fait les réseaux,fur lesquels les perruquiers cousent lestresses des cheveux dont ils formentles perruques.
L 'aiguille à emballer est une grosseaiguille de fer ou d’acier, longue decinq à six pouces, ronde du côté de latête, triangulaire, & tranchante ducôté de la pointe qni est fort évidée.
Quoique les chirurgiens fe serventd’aiguilles ordinaires pour coudre lesfcandes & autres pieces d’appareils , ilsen ont de particulières pour les diffé-rentes opérations dont nous allons par-ler, & qui feront représentées auxplanches III &XXIII de Chirurgie.
Celles qu’iis emploient pour la réu-nion des plaies, oit pour la ligature desvaisseaux , font tellement courbes quetout le corps de l’aiguille contribue àformer un arc. La tête dûnt le volumeest moindre que le corps , est percéeH'une ouverture longuette-, entre deux
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rainures latérales, plus ou moins pro-fondes selon la dimension de l’aiguil-le. Le corps de l’aiguille commence oàfinissent les rainures ; il doit être rond& commencer par un triangle en appro-chant de la pointe. Cette pointe , quiest la partie la plus large de l’aiguille,doit en comprendre le tiers & formerun triangle dont la base est plate en de-hors , & les angles qui terminent fasurface, tranchants & très-aigus ; large'dans son commencement, cette pointedoit diminuer insensiblement en allantvers fa fin , afin que son extrémité soitassez fine pour faire le moins de dou-leur qu'il est possible , & qu’en mêmetemps elle soit assez solide pour nepoint s’émousser en perçant le tissu dela peau. Ces aiguilles diffèrent de gran-deur & de degrés de courbure selonqu’on en a besoin pour la profondeurdes plaies.
Les aiguilles pour la future des ten-dons ont le corps rond, & leur pointe,plate fur leur extrémité, ne coupe pointfur les côtés.
Les aiguilles ponr le bec de lièvrefont droites ; leur corps est extrême-ment cylindrique ; elles n’ont pointd’œil ; leur pointe est applatie & tran-chante fur les côtés, & a la forme d’unelangue de vipere, pour couper en per-çant, & faire une plus grande ouvertureau reste de l'aiguille. II y a des prati-ciens qui les font faire en or, afin qu’el-les ne fe rouillent pas dans les plaies.
L’aiguille pour la ligature de Cartersintercostale, dont l’invention est due àM. Goulard, Chirurgien de Montpellier& de la société royale des sciences decette ville, ressembleà une petitealga-lie ou fonde creuse, a la tête en formede plaque ; son corps cylindrique a troispouces de longueur 5 fa pointe , tran-chante fur les côtés 8z percée de deuxtrous, a, à son extrémité , un demi-cercle capable d’embrasser une côte.
Les aiguilles pour abattre la catarac-te fout longues de trois pouces, droi-tes, ont la pointe en langue de serpentbien tranchante, doivent être d’un acierpur L bien trempé, & font montées furtin manche d’ivoire, de bois ou de métal.
L’aiguille à anévrisme, qui est unehumeur molle qui s’engctíiiie du sang