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ïes fluides. On prouve que la pressionlatérale de l’azV est égale à la pressionperpendiculaire par l’expérience suivan-te , qui est de M. Mariette. On prendune bouteille haute , percée vers sonmilieu d’un petit trou ; lorsque cettebouteille est pleine d’eau , on y plongeun tuyau de verre ouvert de chaquecôté, dont l’extrêmité inférieure des-cend plus bas que le petit trou fait à labouteille. On bouche le cou de la bou-teille avec de la cire ou de la poix, dont«n a foin de bien envelopper le tuyau ,cn forte qu’il ne puisse point du tout en-trer d'air entre le tuyau & le cou: lorsdonc que le tuyau fe trouve rempli d’eau& que le trou latéral de la bouteille vientà s’onvrir, l’eau s’écoule en partie dntuyau, mais elle s’arréte proche de l’ex-trêmité inférieure du tuyau à la hauteurdu trou, & toute la bouteille reste plei-ne. Or L la pression perpendiculaire del’ezV l’emportoit fur la pression latérale,toute l’eau devroit être poussée hors dutuyau, & ne manqueroit pas de s’écou-ler j c’est pourtant ce qui' n’arrive pas,parce que l'zizV presse latéralement avectant de force contre le trou, que l’eau nesc peut échapper de la bouteille. Mujscb.ef. de Pbys.
II. La pesanteur ou la gravité. Cettepropriété de Vair est peut-être une fuitede ce qu’il est une substance corporelle ;la pesanteur étant ou une propriété essen-tielle de la matière, ou du moins une pro-priété qui fe rencontre dans tous lescorps. Voyez Attraction , Pesan-teur, Gravité.
Nous avons une infinité de preuves decette propriété par les expériences. Lapesanteur de Vair paroît d’abord en cequ’il n’abandonne point le centre de laterre. Si on pompe l’azV d’un verre, &qu’on ouvre ensuite ce verre en haut,Vair se précipitera sur le champ dans leverre par l’ouverture ,*& le remplira.Toutes les expériences de la machinepneumatique prouvent cette qualité deVair. Voyez - PNEUMATIQUE. Qil’onapplique la main fur l'orifice d’un vais-seau vuide d'azV, on sent bientôt le poidsde l’athmosphere qui la comprime. Desvaisseaux de verre dont on a pompé Vair,font aisément brisés par la pesanteur deVair qui les comprime en dehors Si l’onjoint bien exactement deux moitiés d'une
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sphere creuse, & qu’on en pompe Vair,elles seront pressées l’une contre l'autrepar le poids de l’azV voisin, avec une For-ce égale à celle d’un poids de centiïvres.
Lorsqu’on pose sur un récipient de ma-chine pneumatique un disque mince &plat de plomb ou de verre, & qu’onpompe ensuite l’azV du récipient, l’azVextérieur presse alors par fa pesanteurle disque de plomb dans le récipient, ouil brise en pieces avec beaucoup de vio-lence le verre en le poussant en dedans.Si on enveloppe un cylindre ouvert paren haut , d’une vessie de cochon bienmince , dès qu’on aura pompé Vair de cecylindre , la vessie fera déchirée avecbeaucoup de violence. Lorsqu'on posesur la plaque de la machine pneumatiquedes verres ou vases sphériques dont oupompe l’czV, ils se trouvent d’abord pres-sés avec beaucoup de force contre cetteplaque, par la pesanteur de l’air exté-rieur qui les comprime ; de forte qu’oune peut les en retirer ensuite qu’avecbeaucoup de force.
Autre expérience. Prenez un tuyaufermé par un bout, emp!isscz-le de mer-cure , plongez-le par le bout ouvert dansun bassin plein dti même fluide, & le te-nez droit ; le mercure leva suspendu dansle tuyau à la hauteur d’environ îy àpouces , au dessus de la surface du mer-cure qui est dans le bassin. La raison decette suspension est, que le mercure dutuyau ne sauroit descendre plus bas fansfaire monter celui qui est dans le bassin,lequel étant pressé par le poids de l’ath-mosphere qu’il supporte, ne permet pasà celui du tuyau de descendre . à moinsque le poids de ce dernier u’excede celuide l’azV qui presse fur le bassin. Ce quiprouve que c’est là la cause de cette sus-pension . c’eft que si l’on met le bassin &le tuyau sous le récipient de la machinepneumatique, à mesure que l’on pompe-ra l’azV , le mercure du tuyau baisserai& réciproquement à mesure’qne l’on lais-sera rentrer l’azV, le mercure remonteraà sa i-remiere hauteur. C’est là ce qu’onappelle Vexpérience de TorriceUi.
C’est aussi à la pesanteur île l’azV qu’ondoit attribuer l’effbt des pompes. Carsupposons un tuyau de verre ouvert dechaque côté, & qu’on pousse dedansiufqn’en bas un piston attaché à unmanche, qu'on mette ce tuyau dans bu