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Tome premier. A - AKR.
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feuilles ou des rameaux avec la brancheou la tige ; il en fort de nouvelles pous-sées , & quelquefois des fleurs. Dans cecas , on dit que les fleurs naissent dansies aisselles des feuilles. ( I)

AISSELIER , 1 . m. Chez les Char-pentiers on entend par un aijselier unepiecc de bois ou droite ou arcnée, ter-minée par deux tenons, dont l’un a lamortoite dans une des deuxpieces de boisassemblées de maniéré qu'eiles sonnentun angle à l’endroit de leur assemblage,& dont l'autre tenon a sa niortoise dansl’autre de ces deux picces de bois. Ainíiles deux pieces & l 'aijselier forment untriangle dont 1 'aijselier est la base , &dont les parties supérieures des pie-ces assemblées forment les côtés. Vais-selier est employé pour fortifier l’assrm-blage des deux pieces, & pour empê-cher que celle qui est horizontale ne fesépare de celle qui est perpendiculaire ,ou verticale , soit par son proprepoids, soit par les poids dont elle ferachargée.

AisselIERS ; on donne auffi le nomd 'aijjeliers aux bras d’une roue, lorìqu’ilsexcèdent la circonférence de cette roue ,de maniéré que la puissance appliquée àces bras, fait mouvoir la roue plus faci-lement.

AISSES. Voyez Esses.

AISSIEU d’ancre. Voyez J AS. Voyezaiiffi EiSSIF.U.

AIT , aèh , expression de Palais , estline ordonnance qui se met au bas desrequêtes présentées par les parties, lors,qu’eiles demandent acte de l’emploiqu’eiles font d’icelles pour quelques écri-tures. Par exemple, dans une requêted’emploi pour griefs, l'appellaut deman-de acte que pour griefs , il emploie laprésente requête, & le rapporteur metau bas d’icelle, ait acie & soit signifié.

* AITMAT, nom que les Arabes don-nent à l’antimoine.

* AJUBATIPITA Brafilienfwm , nomd’un arbrisseau du Bréíil, qui a cinq onfix palmes de haut, & dont le fruit estsemblable à flamande , excepté qu’il estnoir. On en tire une huile de la mêmecouleur , dont les Sauvages se serventpour fortifier les articulations.

ADJUDANT, f, m. terme dont on sesert dans quelques pays étrangers, pour

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signifier ce que nous appelions aiiie-de-camf. Voyez AlDE-DE-CAMP. (Z)AJUS, f. m. Marine , est un certainnœud dont on se icrt pour lier ensembledeux cordages qui doivent faire force &fe roidir. L’entrelacement des deux cor-| des dans fl ains , est tel que le nœud peuti ensuite fe défaire facilement, & c’est ce; qui ep fait l’avantage. Ta figure 4 de Ict! premiers planche d'architecture navale ,

Í * offre la forme de ce nœud, des deux demi-clefs A , que l’on fait faire anx bouts des, cordages après le nœud fait, & de Aamar-| rage B qui les retient: toutes choses de-j pendantes de Vajus Sc qui contribuent àf empêcher le nœud de fe souquer. (Jf.| le chevalier de la Couâraye. )jj * AlUS-LOCUTIUS; dieu de la parole,í que les Romains honoraient fous ce nomI extraordinaire: mais comme U faut fa-' voirie taire, ils avoient aussi le dieu dut silence. Lorsque les Gaulois furent fur| le point d’entrer en Italie , on entenditj sortir du bois de Vefla une voix qui crioit:\ ji vous ne relevez les murs de la ville , elle■ fera prise. On négligea cet avis, les Gau-lois arriveront, L Rome fut prise. Aprèsleur retraite on fe rappella l’oracle. &on lui éleva un autel fous le nom dontnous parlons. 11 eut ensuite un temple àRome , dans l’endroit même où il s’étoitfait entendre la premiere fois. Cicérondit au deuxième livre de la Divination ,que quand, ce dieu n’étoit connu de per-sonne . il pailoit : mais qu’il s’étôittû de-puis qu’il avoit u» temple & des autels,& que le dieu de la parole étoit devenumuetauffi-tôt qu’il avoit été adoré. 11 estdifficile d’accorder la vénération singu-liers que les païens avoient pour leursdieux , avec la patience qu’ils ont euepour les discours de certains philosophes :ces Chrétiens qu’ils ont tant persécutés,difoient-ils rien de plus fort que ce qu’oulit dans Cicéron ? Les livres de la Divi-nation ne font que des traités d’irréli-gion. Mais quelle impression dévoientfaire fur les peuples ces morceaux dVlo-! qucnce où les dieux font pris à témoin ,s & font invoqués; où leurs menaces font5 rappellées, en un mot, où leur existenceí est supposée ; quand ces morceaux étoient| prononcés par des gens dont on avoit uneS foule d’écrits philosophiques , où les| dieux & la religion étoient traités da fa-S bìes? Ne trouveroit-on pas la sdutioaD d d 2