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Si la nourrice a allaité son enfant as-sez long-temps., fou lait est vieux, & n’é-tant pas d’une qualité propre au nou-veau-né, cciui-cí le digéré mal. I! est fauxqu’tin nouveau.-né renouvelle le lai,t;c’estune erreur de croire qu’un vieux lait soitbon pour les nouveaux-nés. II est (Tail-leurs évident'qn’une nourrice accouchéedepuis dix mois ou un an , est plus expo-sée à devenir grosse qu’nne femme nou-vellement accouchée; & on sait que lesnourrices'ne disent qu’eíles font grossesque le plus tard qn’elles peuvent.
■Presque tous les enfans - que l’on meten nourrice'font sevrés trop tôt , & fontsouvent presque toutes leurs dents fansteíter. Faut-i! s’étenner .s’-il ei» péritbeaucoup dans.le temps qu’ils font leursdernieres dents, quand ils font privésde la feule nourriture que leur estomac ,affoibli alors, pourroit digérer ?
Les pauvres gens de la campagne fontordinairement logés dans le bas d’unemaison; les pieces qu’ils habitent fonthumides , & elle?, font puantes'par les or-dures des autres enfans ; elles'font en-tourées de mares remplies d’eau croupis-sante ou de fumier: les enfans restentcontinuellement dans ces pieces, lorf-qn’ils ne marchent pas seuls, & ils mar-chent tard ; en forte qu’au lieu d'être aubon air dc la compagne, ils font dans lapuanteur. Lurlqti’on approche de ces en-fans, , on sent une odeur aïgte qui prendau ne/..
Les meilleures nourrices , celles quiont le plus de foins des enfans, peïhentpar ignorance. Plus elles aiment les en-fans , L pins elles les rendent frilleux,pavee qu’elles ont peur qu’ìls n’aientfroid ,.mémeen été : elles les a (sommentde bardes ,■ de couvertures, & les affoi-blilVent. Le peu de précautions qné lesnourrices négligentes prennent pour ga-rantir les enfans' du froid , est justementce qui les dédommage en partie du mau-vais foin qu’elles ont d’eux. Dé quelquecoté qu’nu se tourne , on ne trouve qti’in-convenicns lorsqiron s’écarte de la natu-re , & qu’on fait passer à un enfant dansdes mains-étrangères le temps qu'íl estessentiel qu’il passe auprès de fa mere.
Un enfant une fois parvenu d l'âge dedeux ans, s’il est fort, peurroit absolu-ment le passer des foins de la mire; ilpat le , il marche seul, il a des dents; qu’il
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reçoive du pain de celui-ci ou de Celui-là,il lui fera le même bien: mais avant cetâge , il n’y a que la tendresse & les atten-tions inquiétés de la mere qui puissentsuffire à tousses besoins. Plus il est jeu-ne , & plus il faut qu’il loit près d’elle.
C’est ime erreur de s'imaginer 'qu’onsuppléera à ces devoirs H force" d’argent,& qu’on fefera aimer des enfans au mê-me degré que si on les avoit nourris. Eirleur.faifant oublier la nourrice , on lotir-a donne' la premiere leçon d’indifférence& d’ingratitude. La séparation delanoúr-’ri ce cause à ceux q ni sont sensibles unchagrin cruel qui nuit à lenr fauté. Uss’attaohent ensuite à la premiere person-ne qui s’empare d’eux en quittant lanaurricé, ordinairement c’est à la bon-ne , & la politesse est ponr la mere. Ceuxqui ne changent point de mere , conser-vent leur attachement pour elle toutelenr vie , à moins que par la fuite ellen’ait avec eux une conduite mal enten-due. ( G)
ALLAITER, v. a. nourrir de son lait:la nourrice qui Ta allaité : une chiennequi allaite ses petits. ( /, )
* ALLANCHES , ou ALANCTÎE , vil-le de France en Auvergne, au duché de
. Mercœur , généralité de Riom. Long. 2040 ; lut. 45. sa. .
* ALLANT, ville de France en Au-vergne , généralité de Riom- . iw .
ÀLLANTOIDE , Anatomie raisonnée ;Zoolog. -Oe mot est-dérivé du grec «âsi;-f .estiment , boyau , & de tics?, forme■ parce que 1 dans "plusieurs animaux",* lai membrane allantoide est di; la forme cl’u-ne andouille , tandis que dans d’sutreselle est ronde. Elle fait partie de-l’arríe-. re-faix. On la conçoit comme un réfer-. voir urinaire, placé entre le choriom &Tamnios v& qur’reçoit par le nombril &l’ouraque Turine qiti vient île U vessie..Voyez AKaiERF.-FAIX SfOU8 AtlUB.'-
La membrane dont noub parlons fetrouve dans les quadrupèdes .dans quenous ert 'Cônnoifliolis qui en soient privés.Dans .tontes lés efpeces qn! nous fontconnues, nous.voyons un canal très-côn-snlérabfe-, connu des anciens Ions le nomA'ouruqui , qui sort du haut de la Voûte dela vcilìe urinaire, qui monte devant Pc pé-ritoine, fe rend ân nombril, ertîre-dansle cordon ombilical , & en parcourt toutela longueur. Ce canal s’ouvre dans im