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Tome second. AL - AOU.
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tuées entre la Meuse, le Rhin, L le Da-nube. 81 l’on compare cc petit terreinavec ì’jmmense étendue de pays qui porteaujourd'hui le nom d'Allemagne, & stl’on ajoute d cela qu il y a des siécles queles Allemands ont les François pour ri-vaux & pour voiiins, on en saura plus furle courage de ces peuples, que tout cequ’on en.pourroit dire d’ailleurs.

ALLEMANDE , s. F. Musique , est uneforte de piece de musique, dont la mesureest à quatre temps,& se bat gravement. IIparoît par son nom que ce caractère d’airnous est venu d’Allemagne : mais i! estvieilli, & à peine les musiciens s’en ser-vent-ils aujourd’hui; ceux qui Rem-ploient encore lui donnent un mouve-ment plus gai. Allemande est auflì uneforte de danse commune enSuitì'e & enAllemagne ; l’air de cette danse doit êtrefort gai, & se bat à deux temps. (S)

. ALLER de i'avant, Marine, c’est mar-cher par Lavant ou la proue du vaisseau.

Aller en droit lire. Marme. VoyezDroiture.

Aller ùbord. Marine. V. Bord.

Allç£ qu, cabestan. . Marine. V. Ca-bestan.

Aller à la fonde. Mur. V. Sonde.

Aller àgra fe bouline, Mur. c’est cin-gler fans que la bouline d u vent soit en-tièrement halée. V. Bouline grasse.

Aller an f lus près du vent, Marine,c’est cingler à six quarts de vent près del’aira qu rumb d’où il vient; par exem-ple , fi le vent est nord , on pourroit allerà rouest-nord-ouest , & changeant debord, à l’est-nord-est.

Aller proche Auvent, approcher leveut, Mur., c’est se servir d’un vent qniparoît contraire à la route , L le prendrede biais, en mettant les voiles de coté parle moyen des boulines & des bras.

Aller de bout auvent, Mar., fe ditd’uu vaisseau qui est bon.boulinier,& dontles voiles lont bien orientées, de fortequ’il semble aller contre le vent, ou debout an veut. Un navire travaille moinsses ancres & i'es cables , lorfqu’étantmouillé il est de bout au vent, c’est-à-direqu’il présente la proue a» lieu d’où vientle vent.

. Aller vent largue, Mar, .ç’est avoirle vent par le travers, & cingler où l’onvent aller, fans que les boulines soienthalées. ,

A L L

Allf.R r«í»-e deux écoutes, Marine,c’est aller vent en poupe.

Aller au lof, Marine. V. Lof.

Aller u la bouline. Marine. VoyezBouline.

Aller à trait à rame. V. Rame.

Aller à la dérive. Mar., V. DÉRIVA& DERIVER. íse laìfer aller ò la dérive ;aller à Dieu U au temps ; à mâts & d cor-des on à sec , c’est serrer toutes les voiles& laisser voguer le vaisseau à la merci desvents & des vagues; on bien c’est alleravee toutes les voiles & les vergues bais-sées à cause de la Fureur du vent.

Aller avec les huniers à mi-mht.Marine. V. HUNIER.

Aller terre à terre, Mar., c’est na-viguer en côtoyant le rivage. V. Ran-ger LA CÔTE. ( Z')

Aller en traite, v. Traite.

Aller à l'épée, Escrime, on dit d’unescrimeur qu’il bat la campagne, qu’ilva à l'épée, quand il s’ébranle fur une at-taque , & qu’il fait de trop grands mou-vemens avec fou épée pour trouver cellede l’ennemi.C’eft un défaut dans un escri-meur d'aller d l’épée, parce qu’en voulantparer un coté il en découvre un autre.

Aller , Manège, se dit des allures ducheval ; 'aller le pas, aller le trot, (sc. V .Allures. On dit aussi en termes de ma-nège, aller étroit, lorsqu’on s’approche ducentre du manège : aller large, lorsqu’ons’en éloigne : aller droit à la muraille, c’estconduire fou cheval vis-à-vis de la mu-raille , comme si l’on vouloit passer autravers. On dit en termes de cavalerie,aller par surprise , lorsque le cavalier sesert des aides trop à coup , de façon qu’ilsurprend le cheval au lieu de l’avertir;aller par pays , signifie , faire un voyage ,ou se promener à cheval ; aller à toutesj limbes , à toute bride, à étripe cheval, ou« tombeau ouvert, c’est faire courir soncheval aussi vite qu’il peut aller. On ditdu cheval, aller par bonds par sauts,lorsqu’un cheval par gaieté ne sait quesauter , au lieu à’aller une allure réglée.Cette expreífion a une autre significa-tion en termes de manège. V. Sauter.Aller à trois jambes, se dit d’un chevalqui boite ; aller de íoreille. fe dit d’uncheval qui fait une inclination de tête àchaque pas. ( V)

Aller de bon tans, terme des véneurs;l’on dit les véneurs alloient de bon temps,