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Tome second. AL - AOU.
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ces ()hì ne peuvent porter la guerreail dehors,. La Pologne, fans cesse dé»chirée Ile factions, ne figure plus parmiles puissances de l’Ënrope. Elle n’ani l.i f ree ni l'ambition de faire des con-quêtes. Le Danemarck , attentif à con-server ses possessions, ne peut nuire àl’empire, & a besoin de son secours con-tre la Suede. L’Angleterre , satisfaited’être la dominatrice des mers , n’estjalouse que d'étendre ses possessions dansle nouvel hémisphère. Les Hoìlandois,nés au milieu des eaux, out tourné leurambition dti coté de Pínde. La Suede,fous ses rois conqnérans, a enlevé plu-sieurs provinces A'AIlewagnc ; mais cettepuissance manque d’hommes & d’argentpour soutenir une longue guerre; c’estlin débordement qui se dissipe dans lescampagnes ; qu’il inonde. La France estle seul état qui puisse attaquer avecsuccès l’ Allemagne. Mais la nature afixé fes bornes, & ^expérience lui aappris qu’clle ne peut les franchir im-punément.

Les avantages du corps germaniquefout compensés par beaucoup de mauxpolitiques qui le consument au dedans.Le défaut d'harmonie avec le souverain,est le germe de sa langueur & de son dé-périssement. II est impossible dans le phy-sique que plusieurs parties réunies for-ment un seul corps ; la même impossibilitése rencontre dans les corps politiques:quand il y a plusieurs princes qsii prési-dent au destin d'un état,on ne voit jamaisplier leurs forces sius une même volonté;cette union parfaite ne se trouve quedans les monarchies, ou dans les républi-ques ou le pouvoir suprême est concen-tré dans une feule ville, comme dans Ro-me, Sparte, Athènes & Venise: lesjalousies divisent & détruisent les gon-vernemens composés de plusieurs étatségaux en pouvoir. II faut que le gouver-nement soit uniforme pour en assurer laprospérité. Ainsi le plus grand vice dugouvernement de l’empire, est de n’êtreni monarchique, ni puissance fédérative ;rempereur est lans cesse attentif à éten-dre fes prérogatives, & les autres princesveillent fans cesse pour les restreindre.Les villes impériales devenues riches parleur commerce, excitent la cupidité desprinces indigens qui ne peuvent se diísi-wuier que e'eft la liberté qui fait germer

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les richesse» & l’indiiftrie ; la noblessesiere de son origine distille le mépris furle peuple, qui se croît auffi respectablequ’elle par son opulence. La jalousieseine encore la division entre les princesséculiers & les princes ecclésiastiques;les premiers voient avec indignation lesministres de l’autel jouir du droit depréséance , quoiqu’ils soient bien infé-rieurs en naissance, & qu’ils ne puissenttransmettre leur grandeur à leur famille ;de leur coté les princes ecclésiastiquesse plaignent sans cesse des séculiers quiont usurpé 1111e portion de leurs revenus ;enfin on voit par-tout des opprimés &des oppresseurs.

Le prétexte de la religion fomente deshaines naturelles & divise des cœursqu’elle se proposoit d’unir ; le clergécatholique a été privé par les princesprotestans de quelques-uns des domainesqu’il possédoit ; les prêtres dépouillésd’une partie de leurs biens, ne font pasdisposés à cn aimer le* ravisseurs. Le plusgrand vice de ce gouvernement est ledroit accordé à différens états de s empirede faire des alliances avec leurs voisins ;c’ett ouvrir une entrée aux étrangers ;c’est rompre l’union naturelle pourfaire une adoption nouvelle; c’est confierau fort des armes la décision des querel-les qui ne doivent être discutées qu'autribunal des loix; ensiu lans ces vicesde constitution, auxquels l’ Allemagne estattachée , elle ponrroit se flatter de don-nes des loix à l’Europe entiere, ou aumoins la tenir dans de continuellesfrayeurs. ( M~y. )

* ALLEMANDS, f. m. Ce peuple ad’abord habité le long des rives du Da-nube , du Rhin, de l’Eïbe, & de l’Oder.Ce root a un grand nombre d’étymolo-gies, mais elles font fi forcées, qu'ilvautpresque autant n'en savoir aucune quede les savoir toutes. Cluvier prétend quel’Allemand n'est point Germain, maisqu’il est Gaulois d’origine.Selon lemêm*auteur, les Gauloi-,dmt Tacite dit qu’iîsavoient passe le Rhin Sf s’étoìent établisau-delà de ce fleuve , furent les premiersAllemands. Tout ce qu’on ajoute fur l’o-rigine de ce peuple, dçpuisTacite jus-qu’àClovis, u’est qu’un tissu (tè conjec-tures peu fondées. SousClovis les Alle-mands étoient 1111 petit peuple qui occu»peit ía plus grande partie dei terre* fiaM 3