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opposé à fies: mais vers la fin de la deu-xième race, les terres a'iodiasos perdi-rent leurs prérogatives ; & lés seigneursfieffés obligèrent ceux qui en pofledoientà les tenir d’eux à Favenir. Le mêmechangement arriva avili en Allemagne,V. Fief & Tenure.
L’tifurpation des seigneurs fieffés furles terres allodia les alla si loin , que leplus grand nombre de ces terres leur Fu-rent assujettis ; & celles qui ne le furentpas, furent du moins converties en fiefs :de-li la maxime que nuUa terra fine do-mina , nulle ferre fans seigneur.
II y a deux fortes de franc-alleu ; lenoble & le roturier.
Le franc - alleu noble est celui qui ajustice, censive ou fief mouvant de lui ; lefranc-aéleu roturier est celui qui n*a nijustice ni aucunes mouvances.
Par rapport au frane-ailm , il V a troissortes-de coutumes dans le royaume : lesunes veulent que tout héritage soit réputéfranc , fi le seigneur dans la justice d ti-que! il est situé , ne montre le contraire ;tels font tous les pays de droit écrit, &quelques portions du pays coutumier.Dans d’autres le franc- alleu n’est pointreçu fans titre, & c’est à celui qui pré-tend posséder à ce titre, à le prouver. Etenfin quelques autres ne s’expli^ttentpoint à ce sujet ; & dans ces dernïéfes onse régie par la maxime générale, admisedans tous les pays coutumiers, q w'iln'ya -point de terre fansseigneur, & que ceuxqui prétendent que leurs terres sont li-bres, le doivent prouver, à moins que lacoutume ne soit expresse au contraire.
Dans les coutumes même qui admet-tent le franc-aUeu fans titre, lé roi &les seigneurs sont bien fondés à deman-der que ceux qui possedent des terresen franc-alleu aient à leur en donnerune déclaration, afin de connoître ce quiest dans leur mouvance, & ce qui n’y estpas. (ff)
ALLEVURE , f. f. Co'rmn. , petitetnonnoie de cuivre, la plus petite qui feftibrique eiiSuede; fa valeur est au-des-sous du denier tournois ; ii faut deuxaUevttres pour un roustique. VoyezRouStioue.
ALLIAGE, f. m. Chymie , signifie lemélange de différens métaux. Alliage fedit le plus souvent de l’or & de i’argentqu’on mêle séparément avec du cuivre L
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& la différente quantité de cuivre qn’ottmêle avec ces métaux, en fait les diffé-rois titres.
Valliuge de l’ot & de l’argent fe fait leplus souvent pour la monnoie & pour lavaissde.
Ualliage de la monnoie fe Fait pourdurcir l’or & l’argert,pour payer les fraisde la fabrique de la monnoie , & pourles droits des princes. Valliage de la vais-selle fe fait pour durcir For & i’argent.
L’ alliage est différent dans les différen-tes souverainetés, par la différente quan-tité de cuivre avec laquelle on le fait.L 'alliage de la monnoie d’argent d'Es-pagne différé de celui des monnoi.es desantres pays, en ce qu’il lé fait avec le fer.
Ton’ alliage durcitles métaux; & mêmeUN métal devient plus dur par l 'alliaged’un métal plus tendre que lui : maisVaìliuge peut rendre , & il rend quelque-fois les métaux plus ductiles , plus exten-sibles : ón le volt par l 'alliage ,1 e 1 eí pierrecaíaminaire avec le cuivre rouge, quifait le cuivre jaune. De l’ot & de l’argentfins alliage ne feroient pas aussi extensi-bles que lorfqu’il y en a un peu.
Valliage rend les métaux plus facilesìfondre qu’ils ne le font naturellement.
L' alliage des métaux est quelquefoisnaturel,' lorsqu'il se trouve des métauxdifférens dans une même mine , commelorsqu’il y a du cuivre dans une mined’argent.
Le fer est très-difficile à ailier avecFor & l’argt nt : mais lorsqu’il est une foisallié, il est aussi difficile de Feu óíer.
Valliage du mercure avec les autresmétaux, fe nomme amalgame. V. Amal-ga v's. Lorlqu’on allie le mercure en pe-tite quantité avec les métaux, qu’il neies amollit point, & q u'an contraire illes durcit, on se sort aussi du terme d’ní-lìage pour signifier ce mélange du mer-cure avec les métaux ; & cet alliage seFait toujours par la fusion , au lien que1 amalgame se fait souvent sans fusion.V. Allier', Mercure. (M')
Tout le monde connoît la découverted’Archimede fur Valliage de la couronned’or d’Hier.on , roi de Syracuse. Un ou-vrier avoit fait oette couronne pour leroi, qui la soupçonna d'alliage, & proposaàArehimede de le découvrir. Ce grandgéomètre y rêva Ionj-temps,fans pouvoiren trouver ìe moyen } enfin étant un jeur