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Tome second. AL - AOU.
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pîiment, &c. V. Extraordinaire.

A la vérité il n’y a nulle différence es-sentielle entre ambajsadeur ordinaire &avibasudetir extraordinaire : le motif deleurs atnbajsadrs est tout ce qui les dis-tingue : ils jouissent également de toutesles prérogatives que le droit des gens leuraccorde.

Athènes & Sparte florissantes, dit31.lourer!, n'avoient antrefois rien tant ai-mé que de voir & d’entendre dans leursassemblées divers ambassadeurs qui re-cherchoicnt la protection ou l’allianee derime ou de f a titre. C’étoit, à leur gré,le plus bel hommage qu’on leur plût ren-dre; L celle qui recevoit le plus d’ittw-baJTades , croyois l’emporter fur í’a rivale.

A Athènes, les ambufadeurs des prin-ces & des états étrangers montaient dansla tribune des orateurs pour exposer leurcommiŒoo & pour se faire mieux enten-dre du peuple: à Rome ils étaient intro-duits au sénat , auquel ils exposaientleurs ordres. Chez nous, les ambassadeurss’adreffentimmédiatement & uniquementau roi.

Le nom d’ ambassadeur , dit Cicéron , estsacré & inviolable : non moàò inter soeìo-runt jura, sed etiam inter hofiium tela in-colume verjatur. In Ver. orat. VI. Nouslisons que David lit la guerre aux Ammo-nites pour venger l’injure faite à ses am-bassadeurs. Liv. II des rois, chap. x.Alexandre fit passer au fil de l'épée leshahitans de Tyr, pour avoir insulté lesambassadeurs. La jeunesse de Rome ayantoutragé les amhiijfaieurs de Vallone ,fut livrée entre leurs mains pour les enpi.ssr à discrétion.

Les ambufaileurs des rois ne doiventpoint aller aux noces . aux enterremens,ni aux assemblées publiques & solennel-les , à moins que leur maître n’y ait in-térêt : ilsne doivent point auflï porter ledeuil, pas même de leurs proches ; parcequ’ils représentent la personne de leurprince, à qui il est de leur devoir de seconformer en tout.

En France le nonce dn pape a la pré-séance sur tous les autres ambajfudenrs , &porte la parole en leur nom j loríqu’ilss’agit de complimenter le roi.

Dans tontes les autres cours de l’Euro-pe , l’ atnbafadeur de France a le pas furcelui d’Espagne , comme cette couronnele reconnut publiquement au mois de mai

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i66i, dans l’audience que le roi LouisXiV , donna à l'ambassadeur d’Espagne ,qui en présence de vingt-sept autrestant ambassadeur qu’snvoyés des princes ,protesta que le roi son maître ne dispute-roit jamais le pas à la France. Ce fut enréparation de Tinsulte faite à LondresTannée précédente par le baron de Batte-viìle, ambajsadeur d’Espagne, au comted’Estrades ambajsadeur de France : onfrappa à cette occasion une médaille. (6)

AMBEL, s. m. Hijl. nat. Bot ., especede nenufar, figurée assez bien sous cenom ; mais fans les détails du fruit, dansl'Hortus Malabarìcus, vol. 11, plancheXXVI, page ;i. Les Brames rappellentsaluca. Jean Commelin la nomme nym-phose Inâ.icu flore candido , folio in ambituserrato : & M. Linné la désigne fous lenom de nywphœu lotus, foliis coriatisàentatis.Syjl. Nat. édition ìn-\z,pag. Z6l.

Cette plante croît en Egypte, au Séné-gal & aux indes, dans les terres argilleu-íes eu limoneuses, voisines des rivières& inondées. Elle est vivace par fa racinefeulement, que l’on appelle kélangu auMalabar ; c’estun tubercule sphéroïde detrois pouces environ de diamètre , char-nu , tendre, blanc, recouvert d’une pel-licule noire. De la partie supérieure dece tubercule, qui tient lieu à la plante detiges & de branches , se, répandent cnrond , & comme autant de rayons hori-zontaux , mais un peu inclinés, quaran-te à cinquante racines simples, blanches,charnues, molles, celliileul'es .& commespongieuses , longues de trois à quatreponces, du diamètre de deux à trois li-gnes. Du milieu de ces racines s’éleventdouze-à quinze pédicules cylindriques,verds , fistuieux, c’est-à-dire poreux lon-gitudinalement , lisses, luisans , longsd’un pié environ , & de deux à trois li-gnes de diamètre, portant chacun unefeuille en cœur arrondi, de sept à huitpouces de longueur, d’imsixième moinslarge, fendue par derrière jusques ptèsde son milieu , où elle est portée sur lepédicule , bordée tout autour de soixan-te dentelures aiguës , alternes, avec au-tant de crénel ures creusées en croissant ,d’un verd-noir, lisse, très-luisant dessus,d’un rouge-brun en - dessous, où elle estrelevée de quinze grnsses côtes qui se ra-mifient eu quatres branches qui vont seterminer à chacune des dentelures de ses