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magasins , fa caisse militaire , fi?c. Epe-redorix & Vitidomiire, deux chefs desErfl.ens, dont les Ambì-varetes étoientfu.jets, y massacrèrent les Romains , & mi-rent le feu à la ville, ce qui fut le signalde ia. révolte des Gaules contre César.( M. Veguiilet. )
AMBLE, s. m. c’est, en langue de ma-nège , un pas de cheval, dans lequel ila toujours à la fois deux jambes levéesdu même coté. Voyez Pas.
Ce pas est un train rompu, un chevalqui va Vamble, mouvant toujours à lafois les deux jambes de droite ou lesdeux de gauche. L ’amble est faillite na-turelle des poulains , & ils s'en défontdès qu'ilv font assez forts pour troter. Onne connaît point cette allure dans lesmanèges, où les écuyers ne veulent quele pas, le trot , &.le galop. La raisonqu’iis en donnent est qu’on peut mettre augalop un cheval qui trote, fans l’arrê-ter ; mais qu'on ne peut pas le mettre demême de Vamble au galop fans l’arrêtcr ;ce qui prend du temps, & interromps1 a justesse L la, cadence du manège. V.ïkot , Galop , Uc.
II v a disse: entes maniérés pour dresserun jeune cheval à Vamble. Quelques-unsle fatiguent à marcher pas à pas dans desterres nouvellement labourées, ce quil’accoutume naturellement à la démarchede Vamble. Mais cette méthode a ses in-convéniens; caron peut en fatiguant ainsi1111 jeune cheval, l’affoiblir & l’estropier.
D’autres, pour le former à ce pas, sar-ment tout court tandis qu’ìl galope, &par cette surprise lui font prendre untrain mitoyen entre le trot & le galop ;de forte que perdant ces deux allures, ilfaut nécessairement qu’il retombe à l’em-ble : mais on risque par-là de lui gâter labouche , ou de lui donner une encartelu-re, ou un nerf-férure.
D’autres l’y dressent en lui chargeantles pies de fers extrêmement lourds ;mais cela peut lui faire heurter & blesserles jambes de devant avec les pies de der-rière. D’autres lui attachent au paturondes poids de plomb; mais outre que cette.méthode peut causer les mêmes accidensque la précédente, elle peut aufficauserau cheval des foulures incurables, ou luiécraser la couronne, Êfç.
. D’autres chargent le dos du cheval.deterre ; de plomb, ou d’autres matières pe-
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santés ; mais il est à craindre qu’on ne luirompe les vertèbres en le surchargeant.
D’autres tâchent de le réduire à l’ambleà la main, avant de le monter, en lui op-posant une muraille ou une barrière, &lui tenant la bride serrée , & le frappantavec une verge, lorsqu’il bronche , sur lesjambes de derrière & fous le ventre; maispar-là on peut mettre un cheval en fu-reur , fans lui faite entendre ce que l’onveut de lui, ou le faire cabrer, ou lui faireécarter les jamber , ou lui faire prendrequelqu’autre mauvais tic dont on aurade la peine à le déshabituer.
D’autres , pour le même effet, lui met-tent aux deux pies de derrière des fersplats & longs qui débordent le sabot eadevant, autant qu’il faut pour que le che-val, s’il prend le trot, se heurte le derrièredes jambes de devant avec le bout desfers ; mais il y a à craindre qu’il nc seblesse les nerfs, & n’en devienne estropiépour toujours.
Quelques-uns, pour réduire un chevalà i'amble , lui mettent des lisières autourdes jambes en forme de jarretière,& l’en-voient au verd en cet état pendant deuxou trois semaines, au bout defquelles oïlles lui ôte. C’est ainsi que les Espagnolss’y prennent : mais sn n’approuve pascette méthode ; car quoiqu’à la vérité ilne puisse pas en cet état troter fans dou-leur, ses membres n’en souffriront pasmoins ; & fi l’on parvient à le mettre àVamble, son allure fera lente & aura mau-vaise grâce, parce qu’il aura le train dederrière trop rampant. La maniéré demettre un cheval à l 'amble par le moyendu tramail, paroît la plus naturelle & laplus Lire.
Mais beaucoup de ceux qui s’en tien-nent à cette méthode , tombent encoredans différentes fautes : quelquefois ils:font le tramail trop long,& alors il ne sertqu’à faire heurter les pies du cheval con-fusémentles uns contre les autres ; ou ikle font trop court, & alors il ne sert qu’àlui faire tournoyer & lever les pies dederrière si subitement, qu’il s’en fait uneHabitude dont on ne vient guere à boutde le défaire par la fuite. Quelquefoisauffi le tramail est mal placé, & est mis,decrainte qu’il ne tombe, au-deffus du ge-nou & du sabot: en ce cas 1 ’animal nepeut pas pouffer contre , & la jambe dedevant ne peut pas forcer celle de derrie-